Si vous souhaitez signaler des coquilles dans ce passage, vous pouvez écrire à Morgane Pica (ingénieure d'étude du projet), en précisant l'URL et le titre du passage.


104. — Ad ce respont ledit Pierres : « Il peut bien que pieça vous et moy pa[r]lasmesparlasmes ensembles de marchandise d'un asne et de deux boisseaux d'orge, et je vous di que, se icelle marchandise me voulliez bailler et livrer pour xij s., que je y offry, je la prendroye et vous en feroye paiement et satisfacion, et que par icellui pris de xij s. nous fumes lors a accord, et par ce me baillastes et livrastes icelles denrés et marchandises, dont je vous fis paiement presentement et satisfacion. Se il dit : Ce congnu, a mauvoise cause me faictes ceste demande et m'en deffend. Et, pour ce que vous m'avez dit [que] par compte fait en suis demouré votre debteur et que je l'ay congnu et confessé et promis a en faire paiement et satisfacion, je vous respon que de la somme par moy desclairée et congnuee je demouray oudit contrault faisant votre debteur et la vous ay paiée depuis, et vous en estes tenu pour contenu et m'en quittiez comme j'ay dist par avant. Et se vous voullez dire que plus vous en aye promis paier, ne demoure votre debteur par compte fait ne autrement ; je ne le confesse pas, mais le nye et, ma confession [Fol . 122] reservée, verroy comme vous le prouverez. Et, quant la confession par vous alleguée, je n'y veuil entendre, congnoistre ou nyer, se les fais par moy deniés faire ne voullez ; car, par la coustume escripte, nul en Normendie n'est establi debteur pour promesse, s'il n'y a juste cause du promettre. Et di et conclu vers vous : Se les fais par moy deniés faire ne voullez, veu les faus que j'ay affermés et que je obey a faire en tant comme de raison sera a ma suffisance, et veue la coustume par moy alleguée et mes raisons, je me deffend de votre demande, j'en veuil droit, etc. »