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Les conférences à revoir

Vaut-il mieux être un renard ou un hérisson ?

La question de la prédiction de l’avenir est une question cruciale, étant donné les grands changements sociétaux et environnementaux qui s’offrent à nous aujourd’hui.

L’esprit critique peut-il tout soigner ?

Des rêves prémonitoires aux guérisons miraculeuses, de la cryptozoologie à la sorcellerie, des coupeurs de feu à l’effet placebo, etc. R. Monvoisin décortique sans juger les raisons psychologiques, cognitives, philosophiques, voire idéologiques, qui nous font adhérer, parfois à raison, parfois à tort, à certaines thèses.

Les podcasts

Hygiène mentale : la question de la prédiction de l’avenir

Vaut-il mieux être un renard ou un hérisson ? Le vidéaste Hygiène mentale et l’enseignante-chercheuse en psychologie sociale Virginie Bagneux reviennent sur le sujet de leur conférence du 04 mars sur le podcast C’est pas faux de Radio Phénix : la question de la prédiction de l’avenir.

Programme LUCIDE : des clés pour développer son esprit critique

Elsa Jaubert-Michel, enseignante-chercheuse en études germaniques au labo­ra­toire de recherche sur les lit­té­ra­tures, les ima­gi­naires et les socié­tés, et chargée de mission stratégie cybersécurité, ainsi que Vir­gi­nie Bagneux, ensei­gnante-cher­cheuse en psy­cho­lo­gie sociale au labo­ra­toire de psy­cho­lo­gie de Caen-Nor­man­die et membre du groupe de tra­vail : “Déve­lop­per l’esprit cri­tique” du Conseil Scien­ti­fique de l’Education Nationale expliquent le programme LUCIDE sur le podcast C’est pas faux de RadioPhenix.

Fact-checking et théories du complot

En octobre 2025 a été publié un rap­port sur la dés­in­for­ma­tion cli­ma­tique dans les médias. Cinq cent vingt-neuf cas de més­in­for­ma­tion cli­ma­tique ont été détec­tés en France entre jan­vier et août 2025. Pour com­prendre com­ment les jour­na­listes des prin­ci­paux ser­vices fran­çais de fact-che­cking debunkent les fausses infor­ma­tions, Elsa Jau­bert et Vas­si­li Rivron, tous deux membres du Centre de Recherche Risques et Vul­né­ra­bi­li­tés (CERREV) de Caen, ont été reçues sur le podcast C’est pas faux.

L’intuition face à la science, s’y fier ou s’en méfier ?

L’intuition, bien que précieuse, peut aussi nous induire en erreur. Alors, qu’est-ce que l’intuition d’un point de vue scientifique ? Pour nous éclairer sur ces questions, deux enseignants-chercheurs de l’Université de Caen : Patrice Georget, spécialiste de la psychosociologie et Elsa Jaubert, qui étudie la manipulation dans le monde du numérique nous expliquerons comment et pourquoi il est important d’affiner notre esprit critique pour mieux distinguer le vrai du faux à l’ère de l’infobésité.

Les événements

Les biais ou comment ils ont massacré les dieux – une pièce de théâtre

Dans le cadre du projet LUCIDE, Virginie Bagneux a accompagné un groupe d’étudiants et d’étudiantes artistes et interprètes dans la création d’une pièce de théâtre qui explore, explique et décortique de façon innovante et amusante les biais cognitifs.

Dans le cadre du projet LUCIDE : LUtte Contre l’Infodémie et Développement de l’Esprit critiqueVirginie Bagneux (MC, LPCN, Université de Caen Normandie) accompagne un groupe d’étudiants et d’étudiantes artistes, dont Ambre Rivard, étudiante de L3 Psychologie et metteuse en scène – rédactrice, sur l’écriture d’une pièce de théâtre. La pièce s’intitule “Les biais ou comment ils ont massacré les dieux ?”, à travers ce format original, l’objectif est de vulgariser des concepts scientifiques comme les biais cognitifs, notamment le biais de statu quo – l’effet Dunning-Kruger – le biais de confirmation – le biais de représentativité – qui sont reconnus comme impactant notre qualité de traitement de l’information. Ils sont un des leviers auxquels s’intéresse la recherche pour développer l’esprit critique. Deux représentations sont prévues le 24 mars de 21h à 22h et le 25 mars de 19h à 20h, à la MDE de Caen, sur le campus 1.

Comment ce projet de pièce de théâtre sur les biais cognitifs vous est-il venu ?

Ambre Rivard: Il y a des discussions anodines qui changent beaucoup de choses et ce projet en est né d’une. L’idée est venue d’une blague, un projet pour une fausse compagnie. La blague est passée, mais l’idée est restée. À la fin de la Licence 2, ne sachant si je continuais en psychologie ou partais en filière de santé, j’ai décidé d’aller au bout de cette idée qui m’était restée et que je pensais inimaginable. C’est ainsi que j’ai proposé le projet à Virginie Bagneux et j’ai été agréablement surprise qu’elle accepte de me soutenir. Le théâtre est depuis toujours un lieu de transmission, non seulement d’émotions mais aussi et surtout de savoirs. Le fait d’être accompagnée par Virginie apporte une rigueur et une crédibilité scientifique au projet. Cela permet de donner un vrai sens à la pièce, en en faisant à la fois un objet artistique et un moyen de rendre accessibles les notions de biais cognitifs à un plus grand public.

Comment s’est construite la pièce ?

Ambre Rivard: Suite à la discussion avec Virginie, nous nous sommes accordées sur le fait de parler de biais cognitifs. Mais pour moi, le théâtre a pour premier but de distraire, c’est pourquoi j’ai décidé d’inclure ces connaissances scientifiques dans un contexte totalement différent. Après de nombreuses recherches et idées, je suis tombée sur la figure de la Pythie. À partir de là, l’écriture a été mêlée de discussions et de validations avec Virginie, en parallèle de la construction du travail de plateau avec les comédien.ne.s, ainsi que du travail chorégraphique, de la création de costumes et de lumière, afin de le faire naître sur scène.

Pourquoi, en tant que chercheuse, avez-vous collaboré à ce projet artistique ? 

Virginie Bagneux : Ambre Rivard est étudiante en psychologie et a assisté à mes cours de licence sur l’esprit critique. Un jour, elle est venue me voir et m’a proposé de collaborer à un projet d’écriture d’une pièce de théâtre pour faire de la vulgarisation scientifique en psychologie. C’est une grande chance que des étudiant.e.s soient à l’initiative de vulgarisation scientifique destinée à promouvoir l’esprit critique.
La démarche artistique peut en effet servir à rendre la recherche plus accessible au grand public. Pour toucher certains profils que l’on a du mal à mobiliser lors d’évènements académiques (conférences, ateliers de médiation scientifique, fête de la science, etc.), le théâtre offre une alternative tout à fait intéressante.

Quel a été votre rôle dans ce projet ?

Virginie Bagneux: J’ai surtout veillé à ce que les concepts scientifiques mobilisés soient correctement définis d’une part, car la littérature scientifique peut paraitre assez ardue à traduire et maitriser lorsqu’on n’est pas un expert.e dans le domaine concerné. D’autre part, avec Ambre, nous avons œuvré à ce que les biais de raisonnement présentés soient correctement mis en scène dans le contexte de la pièce, afin d’en permettre une illustration simple à retenir, avec laquelle les spectateurs pourront repartir.
L’objectif est donc de transformer des connaissances scientifiques, souvent perçues comme abstraites, en expériences sensibles et émotionnelles grâce à la mise en scène dramatique, plus faciles à comprendre et à discuter. C’est en tout cas l’objectif de cette pièce : de distiller quelques gouttes d’esprit critique en sensibilisant spécifiquement à la notion de biais de raisonnement. On peut s’attendre par exemple, à ce que cela permette aux spectateurs et spectatrices de développer une curiosité envers la manière dont fonctionne notre cerveau et nos pensées (métacognition), mais également à une grande humilité intellectuelle dans nos jugements et nos prises de décisions. Ce sont deux composantes – parmi d’autres – constitutives du penseur critique, d’après la littérature scientifique.

Fiche de salle

Un projet collectif

Écrit et mis en scène par : Ambre RIVARD
Collaboration Artistique : Mathis BISSON
Relecture : Virginie BAGNEUX
Chorégraphe : Leslie K DE LA PASTELLIERE
Costumière : Zélie POISSON
Régis lumière : Lisa DUHAMEL
Comédiens et comédiennes : Solène EVE, Inès LECOQ-DUPUICH, Lilou LEPRETRE, Mathis BISSONS, Flora COUBRET, Mathieu GOULEAU, Tom CLOTET, Mathilde FARDAO