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CIMIER Marcel

Photo : Musée Auschwitz

CIMIER Marcel

Né le 14 septembre 1916 à Caen (Calvados) ; domicilié à Caen ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz-Birkenau ; rescapé.

CIMIER Marcel // Naissance : 14-9-1916 à Caen (Calvados) ; Domicile : Caen Calvados () ; Repression : Déporté le 6-7-1942 à  ;  ; Rescapé Lübeck Allemagne

Marie Collinet, originaire de Belgique et domestique à Caen donne naissance à son fils Marcel qui est reconnu par son père, Jean Cimier, une quinzaine de jours plus tard. Le couple se marie en 1918. Mais en 1932, son père décède dans un accident du travail à l’usine de gaz de Caen et sa mère, deux ans plus tard, est victime d’un accident de la route. Orphelin à 17 ans, Marcel Cimier trouve refuge dans l’armée en s’engagent mais il résilie son contrat au bout de cinq mois. Il travaille alors comme mécanicien, puis comme plombier-zingueur chez un artisan, à Caen. Marié à Yvonne Marie, jeune veuve avec une enfant, Marcel Cimier aura, avec elle, deux enfants : Jean-Claude Marcel né le 20 avril 1940 et Liliane Yvonne née le 11 janvier 1942. La famille habite 13 rue Gémare.

La signature du Pacte germano-soviétique de 1939 provoque l’interdiction du Parti communiste et des organisations qui lui sont affiliés. Dans l’Entre Deux guerres, Marcel Cimier avait adhéré au Secours Rouge International et, semble-t-il, n’avait pas renoncer à ses convictions. Il distribue durant l’Occupation des tracts et des journaux clandestins du Parti.

Raflé le 1er mai 1942 comme otage communiste en représailles au sabotage des voies ferrées qui avait causé le déraillement à Airan de deux trains de permissionnaires allemands, il est incarcéré à la centrale de Beaulieu puis transféré le 4 mai au camp de Royallieu-Compiègne où il a été interné avec son neveu Roger Pourvendier Lien interne. De là, il est déporté au KL Auschwitz-Birkenau (mle 45371) par le convoi du 6 juillet 1942, dit « convoi des 45000 », dont 1 100 sont des otages communistes.

Arrivé à camp, il est affecté comme mécanicien au garage automobile du personnel SS. Le 6 septembre 1944, il est transféré au KL Gross Rosen (mle 10987) où il reste jusqu’à son passage, durant quatre jours, du 8 au 12 février 1945 au KL Nordhausen. Il est envoyé ensuite à Dora, dans le complexe industriel où se construisent les fusées V1 et V2, durant près d’un mois, du 2 au 24 mars. A l’évacuation du camp, il est emmené en train au KL Neuengamme. Devant l’avancée alliée, les déportés sont contraints de fuir à pied vers la mer Baltique et sont embarqués sur un navire-prison, l’Elmeyork. Il est finalement échangé le 25 avril 1945 avec 299 autres détenus contre des médicaments fournis par la Croix-Rouge suédoise. Marcel Cimier reste près de deux mois à Malmö pour être soigné avant son rapatriement en France dans un avion américain. Il retrouve sa famille le 28 juin 1945.

En 1957, il rédige ses souvenirs : Souvenirs de Marcel Cimier, déporté politique à Auschwitz. Il décède à Caen en 1962.

Le 26 août 1987, une plaque commémorative près de l’hôtel de ville de Caen rappelle les déportations de représailles de mai 1942. Le nom de Marcel Cimier figure dans la liste des otages. En 2013, une rue de Caen portant son nom est inaugurée.

Sources : SHD-Caen ; 21P516375, AD 14 : 1J/23 ; « Souvenirs de Marcel Cimier », Cahiers de mémoire, déportés du Calvados, 1995, p. 81-115

Chantal Meyer-Plantureux

Mots-clés :

Déporté
  • 14-9-1916
  • Caen, Calvados
  • Caen, Calvados
  • 1-5-1942
  • Caen, Calvados
  1. Caen, Calvados
  2. Compiègne, Royallieu, Oise
6-7-1942, I.042
  1. Auschwitz (45371)
  2. Gross-Rosen (40987)
  3. Nordhausen
  4. Dora
  5. Napola
  6. Neuengamme
Rescapé
  • 30-4-1945
  • Lübeck, Allemagne
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