
DUPONT Léon, Pierre
Né le 5 novembre 1917 à Muneville-sur-Mer (Manche) ; domicilié à Villers-sur-Mer (Calvados) ; déporté le 6 mai 1944 à Aurigny ; rescapé.
DUPONT Léon, Pierre // Naissance : 5-11-1917 à Muneville-sur-Mer (Manche) ; Domicile : Villers-sur-Mer Calvados () ; Repression : Déporté le 6-5-1944 à ; ; Rescapé Butry-sur-Oise Seine-et-Oise
Fils de Léon et de Marie Lossuarn, occupée au ménage, Léon Dupont est abbé et professeur. Il réside rue Boulard à Villers-sur-Mer, villa "Les Fusains". Le 28 mars 1944, il est arrêté chez lui par des agents de la Gestapo caennaise et des agents français. Il est suspecté de faire partie d’un groupe de Résistance par les autorités allemandes. De fait, il est venu en aide à d’anciens prisonniers de guerre évadés et à de nombreux réfractaires du Service du travail obligatoire (STO). Il les hébergeait, leur fournissait de faux papiers mais également des titres alimentaires. Pierre Seigneur, réfractaire du STO de Villers-sur-Mer atteste avoir "reçu l’hospitalité à son domicile puis placé par ses soins dans une ferme de Bonnebosq jusqu’à la libération". L’abbé Dupont plaça de nombreux jeunes gens dans des lieux sûrs dans le Calvados à Bonnebosq, au Pré-d’Auge ou encore à Saint-Vaast-en-Auge. Des employés de la poste de Pont-L’Evêque (Calvados) affirment avoir détourné des courriers de dénonciations à l’encontre de l’abbé Dupont.
Emmené directement dans les locaux de la Gestapo à Caen, il est transféré deux jours plus tard à la prison de la Maladrerie à Caen (Calvados) puis à la prison maritime de Cherbourg (Manche) le 1er mai. Il est déporté à Aurigny le 6 mai 1944. Dès le 25 juin, la veille de la prise de Cherbourg (Manche) par les Alliés, la décision est prise de transférer les déportés d’Aurigny vers Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en passant par Jersey et Guernesey. Après un trajet ferroviaire d’un mois qui passe par Nantes (Loire-Inférieure) puis Dijon (Côte-d’Or), les déportés arrivent à Paris (Seine), à la caserne Mortier (20e). Là, ils sont envoyés sur différents chantiers de la région parisienne. Il s’évade le 25 août dans des conditions particulières : "l’avance alliée effrayait nos gardiens qui décidèrent de nous faire quitter Paris par camion. A Butry-sur-Oise [Seine-et-Oise], les Allemands m’ayant autorisé à prendre contact avec la Croix Rouge dans le but d’obtenir du ravitaillement sanitaire, je quittai le convoi "sur parole". Craignant que semblable occasion d’évasion ne me fut jamais offerte par la suite, je la saisis".
Il décède le 15 octobre 1988 à Mettray (Indre-et-Loire).
Sources : SHD-Caen : dossier statut ; AD50 : EC (Muneville-sur-Mer)
Benoit Luc
Mots-clés :
- 5-11-1917
- Muneville-sur-Mer, Manche
- Villers-sur-Mer, Calvados
- 28-3-1944
- Villers-sur-Mer, Calvados
- Caen, Local de la Gestapo, Calvados
- Caen, Prison de la Maladrerie, Calvados
- Cherbourg, Prison maritime, Manche
- Aurigny
- Guernesey
- Jersey
- Saint-Malo, ex-séminaire Saint-Vincent
- Paris, caserne Mortier 20
- 25-8-1944
- Butry-sur-Oise, Seine-et-Oise




