
FAY, André, Georges, Etienne
Né le 10 novembre 1914 à Estry (Calvados) ; domicilié à Aunay-sur-Odon (Calvados) ; exécuté le 29 août 1942 à Aunay-sur-Odon.
FAY, André, Georges, Etienne // Naissance : 10-11-1914 à Estry (Calvados) ; Domicile : Aunay-sur-Odon Calvados () ; Repression : Exécuté le 29-8-1942 à Aulnay-sur-Odon (Calvados) ; Décédé
André FAY est né le 10 novembre 1914 au hameau de la Planquerie à Estry (Calvados). Son père Napoléon Fay était cultivateur et bouilleur de cru et sa mère Marie Delamarre était occupée au ménage. Le couple eut seize enfants.
Célibataire, André Fay, domestique au 2 rue de la gare à Aunay-sur-Odon, est employé par Delphine et Jean Delord, greffier de la justice de paix. Il sert notamment de chauffeur.Le 28 novembre 1939, il est affecté au dépôt d’artillerie de Châteaudun au sein du 401e régiment d’artillerie. Il est démobilisé le 21 août 1940 et se retire à Aunay-sur-Odon (Calvados). Il devient par la suite membre du réseau de résistance Hector (Forces Françaises Combattantes).Le 29 août 1942 vers 22h 30, André Fay rentrait à bicyclette de son travail. Il était allé aider à la moisson chez M. Marie, cultivateur à Quévrus, commune de Saint-Georges-d’Aunay. Arrivé à la hauteur de la fromagerie des Fermiers Normands située sur la commune d’Aunay-sur-Odon, il est sommé de s’arrêter par la sentinelle allemande qui stationnait sous le porche de l’établissement. Pour une raison qu’on ignore, le cycliste n’a pas stoppé et la sentinelle a tiré sur lui un coup de fusil à quelques mètres avant qu’il n’arrive à sa hauteur. Fay est d’ailleurs tombé avant l’entrée de la fromagerie, sur le côté gauche de la chaussée ainsi qu’en témoigne une large flaque de sang. Il n’y avait aucun civil français témoin de l’incident. Seuls quelques ouvriers de la fromagerie ont entendu les trois sommations successives suivies du coup de feu. La victime relevée par la sentinelle a reçu les premiers soins des militaires du poste et a été emportée par la suite à l’hôpital d’Aunay où elle a été soignée par le Dr Lacaine, médecin chef de l’établissement et par un médecin militaire appelés d’urgence. Malgré tous leurs efforts, André Fay est décédé à 23h 30 par suite de rupture de l’artère fémorale. Sur place, le petit couteau de la victime qu’il avait dans sa poche droite de son pantalon a été retrouvé sectionné et déchiqueté ce qui laisse supposer que la balle tirée à quelques mètres seulement a fait explosion sur ce couteau, lequel a provoqué une large déchirure de la cuisse sectionnant les tendons et l’artère. La bicyclette était munie de deux freins fonctionnant normalement, elle était éclairée. Le cadavre a été ramené dans la matinée du 30 août au domicile de son employeur. Selon le rapport de la brigade de gendarmerie d’Aunay-sur-Odon en date du 30 août 1942 : « M. Fay était un homme sobre, très calme et très prudent. Il était très discipliné et recommandait dans son entourage chaque fois qu’il en avait l’occasion d’observer strictement les consignes de l’armée occupante. Son décès a causé une vive émotion dans la commune où la population conserve néanmoins son calme. » Le sous-préfet de Vire transmet le rapport de la gendarmerie d’Aunay-sur-Odon au préfet du Calvados accompagné d’un courrier le 3 septembre 1942 précisant « qu’aucun reproche ne peut être adressé à la sentinelle allemande puisqu’elle a procédé aux sommations réglementaires. »
Son nom apparaît sur le monument commémoratif aux Patriotes 1940-1945 de Montchamp.
Sources : SHD-Vincennes : GR 16 P 219126 ; SHD-Caen : AC 21 P 342027 ; AD14 : 19W/2, 5W/8/3.
Maxence Philippe
Mots-clés :
- 10-11-1914
- Estry, Calvados
- Aunay-sur-Odon, Calvados
- 29-8-1942
- Aulnay-sur-Odon, Calvados
- 29-8-1942
- Aulnay-sur-Odon, Calvados




