
Photo : ONaCVG
FERET Maurice, Marcel
Né le 28 février 1912 à Sommery (Seine-Inférieure) ; domicilié à Rouen (Seine-Inférieure) ; arrêt au sein du Reich le 17 février 1944 ; rescapé.
FERET Maurice, Marcel // Naissance : 28-2-1912 à Sommery (Seine-Inférieure) ; Domicile : Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Arrêté au sein du Reich le 17-2-1944 à ; Rescapé Dachau Allemagne
Maurice Féret, de père inconnu, est le fils d’Albertine Féret, servante dans une ferme à Sommery. Il exerce la profession de maçon ou carreleur et demeure 15 rue des frères Nicolle à Rouen.
Mobilisé le 2 septembre1939, il combat dans des régiments d’artillerie, au 43e, au 17e, puis dans une batterie antichars, la 10e BDAC, comme sous-officier avec le grade de maréchal des logis. Comme tant d’autres, Maurice Féret est fait prisonnier au col des Rouges-Eaux dans les Vosges le 22 juin 1940, alors que le Maréchal Pétain signe l’armistice. Fin juillet 1940, il est envoyé en Stalag en Allemagne. Le prisonnier de guerre est affecté au Stalag XIII-A à Sulzbach Rosenberg (Bavière) et reçoit le matricule 91 355. Il séjourne aussi au Stalag XIII-C à Hammelburg et au Stalag XIII-D à Nürnberg Langwasser. Refusant de se soumettre, il fournit peu de travail et gâche la marchandise. Son courage et son attitude jusqu’au-boutiste sont décrites par ses camarades de captivité vosgiens dans leurs attestations. Cette attitude et l’influence qu’il a sur ses camarades lui valent de changer souvent de commando de travail (Arbeitskommando). Il en expérimente au moins huit. Il travaille ainsi dans les champs à creuser des tranchées de drainage, dans le camp d’aviation de Demmingen, en usine. Le 27 juillet 1941, il s’évade du Kommando n° 4098 à Grossorheim en Bavière, avec deux camarades. Arrêtés près de Ulm, après avoir parcouru une centaine de kilomètres, ils sont repris et envoyés quelque temps à Nürnberg dans une compagnie disciplinaire (Straf Kompanie). En avril 1943, affaibli par une opération de l’appendicite, les privations de nourriture et les brimades, sa situation devient critique. Le 17 février 1944, après un nouvel acte de détérioration de matériel dans le Kommando n°2902 et une altercation avec le directeur de l’usine, Ernest Plank, il est arrêté, conduit à la Gestapo de Nürnberg et envoyé au camp de concentration de Dachau (mle 68 398). Puis il est affecté au Kommando Partei Kanzlei, dépendant du KZ Dachau, c’est-à-dire à la chancellerie du parti nazi à München, utilisant des prisonniers pour divers travaux de nettoyage ou de sécurité. Tombé d’une échelle en décembre 1944, il cumule un bras cassé et une lésion rénale.
Le prisonnier est enfin libéré à Dachau par les Américains en avril 1945 et rapatrié le 15 mai 1945 par le centre d’accueil de Strasbourg, affaibli par le typhus contracté en 1945.
Maurice Féret est reconnu déporté résistant. Il se marie à Rouen le 18 juillet 1945 avec Odette Deliancourt et a deux enfants. Il est décédé à Paris le 1er octobre 1987.
Sources : Arolsen Archives ; SHD-Caen : 21P644781 ; SHD-Vincennes : 16P220732 ; AD76 : 3868W40 : EC (Sommery)
Chantal Cormont
Mots-clés :
- 28-2-1912
- Sommery, Seine-Inférieure
- Rouen, Seine-Inférieure
- 17-2-1944
- Nürnberg, Reich
- Nürnberg
- Dachau (68398)
- 29-4-1945
- Dachau, Allemagne




