
Photo : Archives Eysses
FERMIGIER Jean
Né le 24 mars 1894 à Neuvic-Entier (Haute-Vienne) ; domicilié à Évreux (Eure) ; déporté le 18 juin 1944 à Dachau ; décédé le 26 janvier 1945 à Dachau.
FERMIGIER Jean // Naissance : 24-3-1894 à Neuvic-Entier (Haute-Vienne) ; Domicile : Evreux Eure () ; Repression : Déporté le 18-6-1944 à ; 26-1-1945 à Dachau (Allemagne) ; Décédé
Blaise Fermigier et Marie Devaux donnent naissance à leur fils Jean au hameau de Lachaise à Neuvic-Entier où tous les deux sont cultivateurs. Au moment de son recrutement dans l’armée, alors qu’il a 20 ans, Jean Fermigier se déclare cimentier. Mais pour des raisons de santé, il ne participe pas à la Première Guerre mondiale et la Commission de réforme de la Seine, le maintient « ajourné » pendant toute la durée de la guerre.
Les archives ne permettent pas d’éclaircir le parcours de Jean Fermigier lors de la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, les raisons qui le conduisent en Normandie ne sont pas connues, pas plus que la date de son arrivée à Évreux. Selon son registre militaire, il habite encore Fresnes en région parisienne, avenue Vaillant-Couturier en janvier 1939. Marié à Adrienne Collard et père de deux enfants, il s’installe à Évreux et loge au 46 bis rue Saint-Louis. Mais il y reste probablement peu de temps car le 17 mars 1943, il est arrêté au hameau du Bois-Vert par Bujaleuf (Haute-Vienne) pour avoir hébergé des réfractaires au STO.
Le 13 juillet 1943, Jean Fermigier est condamné par la section spéciale de la cour d’appel de Limoges à deux ans de prison et 500 francs d’amende pour activité communiste. Ecroué à la prison de Limoges depuis le 24 mars 1943, Jean Fermigier est transféré à la maison centrale d’Eysses située sur le territoire de la commune de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne).) le 25 juillet 1943 (mle 2089).
Mais à partir de l’année 1944, André Baillet, directeur milicien de l’administration pénitentiaire, prie les préfets de vider les prisons et de livrer les détenus politiques ou résistants aux Allemands. C’est ainsi que, le 30 mai 1944, plus de 1200 résistants détenus à Eysses sont livrés à la division SS Das Reich puis dirigés de la gare de Penne d’Agenais au camp d’internement de Compiègne (Oise), antichambre des camps de concentration du Reich. Jean Fermigier est l’un d’eux. Il reste jusqu’au 18 juin 1944 et, deux jours plus tard, le 20 juin, il entre au KL de Dachau où il est immatriculé sous le numéro 73 438.
Jean Fermigier ne survit pas aux effroyables conditions d’existence de la vie concentrationnaire. Il décède le 26 janvier 1945.
Sources : SHD-Caen : 21P449540 ; AD87 : 3E105/14, 1R763 ; AD47 : 940W50 ; H. Bouny, Souvenirs d'une vie, histoires et anecdotes de notre terroir, Bujaleuf et ses environs, 1987, p. 80 ; Association Eysses ; arolsen-archives.org
Françoise Passera et Fabrice Bourrée
Mots-clés :
- 24-3-1894
- Neuvic-Entier, Haute-Vienne
- Evreux, Eure
- NA-2-1943
- Pujaleuf, Haute-Vienne
- Villeneuve-sur-Lot, Prison centrale d'Eysses, Lot-et-Garonne
- Compiègne, Royallieu, Oise
- Dachau (73438)
- 26-1-1945
- Dachau, Allemagne




