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HEUDES Edmond, Paul

Né le 22 octobre 1897 à Paris (14e) ; domicilié à Alençon (Orne) ; déporté le 17 août 1944 à Buchenwald ; décédé le 27 février 1945 à Plömnitz-Leau.

HEUDES Edmond, Paul // Naissance : 22-10-1897 à Paris (Seine) ; Domicile : Alençon Orne () ; Repression : Déporté le 17-8-1944 à  ; 27-2-1945 à Plömnitz-Leau (Allemagne) ; Décédé

Edmond Eudes est né Edmond Ragot, fils naturel d’Henriette Ragot, le 22 octobre 1897, au 87 rue Vercingétorix dans le XIVe arrondissement de Paris. En juin 1899, un mois avant le mariage de ses parents à Paris, il est reconnu par son père, Paul Heudes. Ce dernier, originaire de Paris, est mécanicien dentiste, tandis que la mère d’Edmond Heudes, née à Sées (Orne), est blanchisseuse. Edmond Heudes obtient son certificat d’études primaires vers 1910 et suit ensuite les traces professionnelles de son père en devenant à son tour mécanicien dentiste. En 1916, il vit chez ses parents, avec ses deux frère et sœur, au 19 rue Bridaine, dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Appartenant à la classe 1917, il est incorporé en janvier 1916. Il sert au sein de la 13e Compagnie du 208e Régiment d’infanterie, jusqu’à sa capture par les Allemands le 15 février 1917 à Massiges (Marne). Le prisonnier de guerre Edmond Heudes est détenu au camp de Limbourg, en Hesse. Il est finalement rapatrié en France fin novembre 1918, avant d’être définitivement démobilisé en septembre 1919.

En octobre 1922, il épouse Rolande Lafosse, remailleuse, à la mairie du XVIIIe arrondissement de Paris. Le couple divorce en décembre 1931. La même année, Edmond Heudes s’établit à Alençon et vit 10 rue Cazault. Il habite chez la dentiste qui l’emploie, Marceline Couty-Durand. Il s’investit activement dans la vie sportive alençonnaise. En septembre 1939, il est rappelé à l’activité et mobilisé au sein de la 22e Section d’infirmiers militaires.

Durant l’Occupation, Edmond Eudes est condamné une première fois à quatre mois de prison en 1941 pour manifestation antiallemande. Il s’engage par la suite dans la Résistance. Puis, le 20 juillet 1944, il est arrêté par la Sipo-SD de l’Orne, notamment pour avoir fait entrer un résistant blessé à l’hôpital d’Alençon. Il est successivement détenu à la prison d’Alençon puis au camp de Royallieu, à Compiègne (Oise). Le 17 août 1944, il est déporté vers le camp de concentration de Buchenwald, qu’il atteint quatre jours plus tard. Il y reçoit le matricule 78 470. Après sa période de quarantaine, il est affecté le 14 septembre 1944 au Kommando d’Eschershausen, où il est employé à des travaux pour une succursale de Volkswagen, sous la supervision de l’organisation Todt. Le 1er octobre 1944, il est renvoyé au camp de Buchenwald. Environ trois semaines plus tard, il est envoyé au Kommando de Plömnitz-Leau, où les détenus sont employés à l’aménagement d’une usine souterraine pour la construction de pièces d’avions Junkers dans les mines de sel de la firme Solvay. En raison des conditions de travail extrêmes de ce Kommando, Edmond Heudes y trouve la mort le 27 février 1945.

À Alençon, son nom figure sur le monument aux morts communal et sur la stèle commémorative du stade Jacques-Fould.

Sources : Arolsen ; SHD-Caen : 21P463204 ; AD75 : V4E 9695 ; V4E 9748 ; D4R1 2013 ; 18M 524) ; AD61 : M1440/1 et /3 ; grandeguerre.icrc.org ; asso-buchenwald-dora.com ; memorialgenweb.org

Tristan Rondeau

Mots-clés :

Déporté
  • 22-10-1897
  • Paris, Seine
  • Alençon, Orne
  • 9-7-1944
  • Alençon, Orne
  1. Alençon, Orne
  2. Compiègne, Oise
17-8-1944, I.265
  1. Buchenwald (78470)
  2. Plömnitz-Leau (78470)
Décédé
  • 27-2-1945
  • Plömnitz-Leau, Allemagne
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