
Photo : AP Geslin
PETIT Louis, Léon, Auguste
Né le 19 novembre 1911 à Origny-le-Roux (Orne) ; domicilié à La Ferrière-Béchet (Orne) ; déporté à Hinzert ; décédé le 12 avril 1943 à Hinzert.
PETIT Louis, Léon, Auguste // Naissance : 19-11-1911 à Origny-le-Roux (Orne) ; Domicile : La Ferrière-Béchet Orne () ; Repression : Déporté le 12-4-1943 à Hinzert (Allemagne) ; Décédé
Le 19 novembre 1911, Auguste Petit vit le jour au lieu-dit « La Grande Brisadière », à Origny-le-Roux. Il naquit en réalité sous le nom de Louis Bourdon : un mois après sa naissance, il fut reconnu officiellement par sa mère, Simone, domestique agricole âgée de 18 ans, orpheline de père et de mère. En juin 1916, il fut finalement reconnu comme son fils par Auguste Petit au moment de l’union de ce dernier avec sa mère à Saint-Ouen-de-la-Cour (Orne). Il devint domestique agricole, comme ses parents, et se déplaçait souvent en fonction des opportunités de travail. Le 30 novembre 1935, il épousa Simonne Geslin à Tanville (Orne). Ensemble, ils eurent trois enfants. Exempté de service militaire pour raisons de santé, Louis Petit ne fut pas mobilisé en 1939-1940. Si les Petit vécurent d’abord à Fontenai-les-Louvets (Orne), ils déménagent au lieu-dit « Le Hamel », à La Ferrière-Béchet, entre 1940 et 1942.
Le 12 octobre 1942, une perquisition fut menée par le juge d’instruction d’Alençon (Orne), accompagné de gendarmes, au domicile de Louis Petit. Cette perquisition faisait suite à une plainte déposée par l’employeur de Louis Petit, une importante propriétaire terrienne de Tanville. Cette dernière le suspectait de lui avoir dérobé plusieurs objets dont des bijoux en juin 1940, après qu’elle eut quitté sa demeure au cours de l’exode. Les bijoux ne furent pas retrouvés chez Louis Petit et il semble d’ailleurs qu’ils disparurent lors de pillages perpétrés par les soldats allemands à l’été 1940. Toutefois, cette perquisition mit à jour le fusil de chasse et les cartouches que Louis Petit avait dissimulés dans son grenier, contrevenant ainsi aux ordonnances allemandes de l’été 1940, lesquelles disposaient de l’interdiction, pour les civils français, de détenir des armes.
Le lendemain de cette perquisition, des Feldgendarmes se présentèrent chez Louis Petit et l’arrêtèrent. Il fut détenu provisoirement à Alençon avant d’être transféré à Caen (Calvados), où le tribunal militaire allemand de la Feldkommandantur 723 le jugea coupable de détention d’armes et le condamna à cinq ans de travaux forcés. Après un nouveau passage par la prison d’Alençon, il fut transféré le 10 novembre 1942 à la prison du Cherche-Midi, à Paris (Seine). Aux alentours du 20 novembre 1942, il est déporté sous le régime « Nacht und Nebel » depuis la gare de l’Est vers le camp de concentration de Hinzert. Il y trouve la mort dans la matinée du 12 avril 1943, suite aux mauvais traitements reçus. Enterré au cimetière de Hinzert, sa dépouille ne put être identifiée après la guerre.
Le nom de Louis Petit figure sur le monument aux morts de La Ferrière-Béchet.
Sources : Archives Arolsen ; SHD-Caen : 21 P 524 892 ; AP : famille Geslin ; EC (Origny-le-Roux) ; AD61 (R1378 ; 520W44/27) ; geneanet.org ; memorialgenweb.org
Tristan Rondeau
Mots-clés :
- 19-11-1911
- Origny-le-Roux, Orne
- La Ferrière-Béchet, Orne
- 13-10-1942
- La Ferrière-Béchet, Orne
- Alençon, Orne
- Caen, Calvados
- Alençon, Orne
- Paris, Prison du Cherche-Midi, Seine
- Hinzert
- 12-4-1943
- Hinzert, Allemagne




