
Photo : ONaCVG
RIBOT Eugène, Henri, Marcel
Né le 1er mars 1921 à Alençon (Orne) ; domicilié à Alençon ; déporté le 6 avril 1944 à Mauthausen ; rescapé.
RIBOT Eugène, Henri, Marcel // Naissance : 1-3-1921 à Alençon (Orne) ; Domicile : Alençon Orne () ; Repression : Déporté le 6-4-1944 à ; ; Rescapé Ebensee Allemagne
Eugène Ribot est né le 1er mars 1921 au 5 place Candie, à Alençon, d’Eugène et Marcelle Ribot. Son père était charcutier. En 1928, Eugène Ribot devient pupille de la nation. Il habite seul au 10 rue Eugène-Lecointre, à Alençon.
Matelot dans la Marine nationale, il se réfugie un temps à La Garde (Var) après le sabordage de la flotte française à Toulon (Var) fin novembre 1942. Il regagne ensuite Alençon. Début 1943, il est requis pour le STO. Après s’être présenté à Cherbourg (Manche), il revient rapidement dans sa ville natale et décide de devenir réfractaire. Il entre en contact avec des résistants alençonnais, dont Bernard Manguin. Il est camouflé pendant plusieurs jours au bar-restaurant "L'Entr'Acte", place du Palais, à Alençon, où il sert comme plongeur. Il est ensuite hébergé plusieurs jours à la ferme d’un certain Blin, conseiller général de Fyé (Sarthe). Ce dernier dirige Eugène Ribot vers Paris, où il est pris en charge par Georges Barillet, cousin du premier. Il permet à Eugène Ribot de gagner Marseille (Bouches-du-Rhône). De là, Eugène Ribot rejoint un maquis dans les collines varoises, à proximité de La Garde.
Il appartient au camp « Fecta », situé au lieu-dit « Le Clos Henri-IV », quartier Sainte-Marguerite, à La Garde. Il mène des opérations de sabotage contre des ouvrages d’art et des lignes téléphoniques allemandes. Courant août-septembre 1943, il est le chef de l’équipe de quatre hommes qui tente de faire sauter le pont de chemin de fer de Saint-Jean-du-Var, faubourg oriental de Toulon. Une quinzaine de jours plus tard, fin septembre ou début octobre 1943, alors qu’il regagne le maquis, il est cerné et arrêté par des soldats allemands dans un bois à une trentaine de kilomètres de Toulon.
Suite à son arrestation, il est d’abord incarcéré à la prison des Baumettes, à Marseille, avant d’être transféré à une date inconnue au camp de Royallieu, à Compiègne (Oise), sous le matricule 30 340. Le 6 avril 1944, il est déporté en direction du camp de concentration de Mauthausen, qu’il atteint deux jours plus tard (matricule 63 058). Le 24 avril 1944, il est transféré au Kommando de Melk, jusqu’au 16 août 1944, date de son retour au camp principal de Mauthausen. Le 20 octobre de la même année, il est envoyé au camp auxiliaire d’Ebensee. Il y demeure jusqu’au 6 mai 1945, date de sa libération par les forces étasuniennes. En raison de son état de santé dégradé, il est admis au sanatorium militaire Alsace situé à Sankt Blasien, dans le Bade-Wurtemberg en juin 1945.
Eugène Ribot est décédé à Tours (Indre-et-Loire) le 5 janvier 1997.
Sources : Archives Arolsen ; SHD-Caen : 21P647772 ; AM Alençon : 1E/428 ; monument-mauthausen.org
Tristan Rondeau
Mots-clés :
- 1-3-1921
- Alençon, Orne
- Alençon, Orne
- 15-10-1943
- Var
- Marseille, Les Baumettes, Bouches-du-Rhône
- Compiègne, Oise (30340)
- Mauthausen (63058)
- Melk (63058)
- Mauthausen (63058)
- Ebensee (63058)
- 6-5-1945
- Ebensee, Allemagne




