Télécharger le XML
VERNICHON Maurice, Alphonse

Photo : Institut d’Histoire Sociale CGT de Seine-Maritime

VERNICHON Maurice, Alphonse

Né le 26 avril 1910 à Graville-Sainte-Honorine (Seine-Inférieure) ; domicilié au Havre (Seine-Inférieure) ; déporté le 6 juillet 1942 à Auschwitz ; décédé le 17 août 1942 à Auschwitz.

VERNICHON Maurice, Alphonse // Naissance : 26-4-1910 à Graville-Sainte-Honorine (Seine-Inférieure) ; Domicile : Le Havre Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 6-7-1942 à  ; 17-8-1942 à Auschwitz (Pologne) ; Décédé

Fils d’une femme au foyer et d’un menuisier, Maurice Vernichon est le 4e enfant d’une fratrie de sept. Il est inscrit maritime comme navigateur et, au moment des faits, il est célibataire et vit chez ses parents, 93 boulevard Sadi Carnot au Havre. Durant l’entre-deux-guerres, il affirme ses opinions politiques au sein du Parti communiste en s’engageant pour la défense des Républicains espagnols au sein des Brigades Internationale. À partir de 1937, il exerce son métier de marin comme soutier sur le Winnipeg, un vapeur affrété par la Compagnie France Navigation pour ravitailler clandestinement en armes l’armée républicaine.

Militant communiste et syndicaliste, il poursuit son engagement dans la clandestinité dès 1940. Surveillé et suspecté, il part à Bordeaux afin d’embarquer pour Dakar, mais il est arrêté le 31 janvier 1941 et ramené au Havre, en raison d’un mandat d’arrêt « d’extrême urgence » délivré contre lui par un juge d’instruction du Havre, pour propagande communiste. Il est condamné à 15 mois de prison en compagnie de Léon Bellenger[/319_bellenger_leon] et Marcel Couillard Lien interne pour détention et distribution de tracts antiallemands dans les queues. Libérable le 28 avril 1942, il est remis le lendemain aux autorités allemandes, qui le transfèrent dans leur camp d’internement, le Frontstalag 122 de Royallieu à Compiègne (Oise). Le 6 juillet 1942 il est déporté au KL Auschwitz (mle 46 188) dans le convoi d’otages composé d’un millier de communistes et de syndicalistes CGT et d’une cinquantaine de juifs. Il est affecté au camp annexe d’Auschwitz-Birkenau le 9 juillet, camp aux conditions beaucoup plus dures pour les détenus que le camp souche. Comme la plupart des camarades déportés ce jour-là, Maurice Vernichon ne survit pas à ces terribles conditions d’existence. Il meurt au Revier (infirmerie) d’Auschwitz le 17 août 1942, de « faiblesse cardiaque » selon la fiche remplie par ses bourreaux au camp.

Sources : SHD-Caen : 21P547347 ; deportes-politiques-auschwitz.fr

Catherine Voranger

Mots-clés :

Déporté
  • 26-4-1910
  • Graville-Sainte-Honorine, Seine-Inférieure
  • Le Havre, Seine-Inférieure
  • 31-1-1941
  • Bordeaux, Gironde
  1. Bordeaux, Maison d'arrêt, Gironde
  2. Paris, La Santé, Seine
  3. Le Havre, Seine-Inférieure
  4. Compiègne, Royallieu, Oise
6-7-1942, I.042
  1. Auschwitz (46188)
  2. Auschwitz, II-Birkenau (46188)
Décédé
  • 17-8-1942
  • Auschwitz, Pologne
logo de la MRSH de l’université Caen Normandie
logo du laboratoire HisTeMé de l’université Caen Normandie
logo de l’université Caen Normandie
logo de la Fondation Mémoire Déportation