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DEVOLDER Roger, Louis, Alfred

Né le 19 août 1924 à Jouarre-Pontchartrain (Seine-et-Oise) ; domicilié à Montilly-sur-Noireau (Orne) ; exécuté le 15 août 1944 à Athis (Orne).

DEVOLDER Roger, Louis, Alfred // Naissance : 19-8-1924 à Jouarre-Pontchartrain (Seine-et-Oise) ; Domicile : Montilly-sur-Noireau Orne () ; Repression : Exécuté le 15-8-1944 à Athis (Orne) ; Décédé

Roger Devolder vit le jour au domicile de ses parents, au lieu-dit « La Dauberie », à Jouarre-Pontchartrain. Son père, Gustave, est employé de bureau dans une compagnie d’assurances tandis que sa mère, Geneviève, est journalière. À la fin des années 1920, les Devolder reviennent vivre à Montilly-sur-Noireau, village de naissance de la mère ainsi que des frères et sœurs aînés de Roger Devolder. Ils s’installent au lieu-dit « La Mazure », où ils sont voisins des Montaufray. Suivant les traces de son père, Roger Delvoder devient lui-même employé de bureau.

À l’été 1944, Roger Devolder trouve refuge à Bellou-en-Houlme (Orne), en compagnie de la famille Lebailly. Le 15 août 1944 (veille de la Libération du village), Roger Devolder, Arthur Lebailly[5559_lebailly-arthur]etmarcelmontaufray Lien interne décident de retourner à Caligny et Montilly-sur-Noireau (Orne), leurs lieux de résidence respectifs, dans le but de constater par eux-mêmes les destructions causées par les derniers bombardements alliés. Lorsque le groupe arrive dans le bourg d’Aubusson (Orne), il croise une patrouille de Feldgendarmes. Les Allemands arrêtent aussitôt les trois jeunes gens et les font aligner le long du mur de la boulangerie. Ils les giflent, les molestent et leur confisquent leur bicyclette. Ils les font ensuite s’asseoir sur un talus, devant l’église du village. Tenus en respect par les Feldgendarmes, les Français sont bras en l’air. Peu après midi, les Allemands les font monter à bord d’un camion et partent en direction d’Athis.

Vers 13 heures, le camion arrive à la ferme de Léon Avice, au lieu-dit « La Corbellière », à Athis. Depuis le 12 août 1944, des Allemands y cantonnent avec leurs véhicules. À leur descente du camion, les trois jeunes hommes sont tenus en joue par des soldats allemands armés de mitraillettes. Mains en l’air, ils sont emmenés dans la cuisine de la ferme, devenue le bureau de plusieurs officiers allemands.

À l’issue d’un bref interrogatoire, ils sortent, toujours les mains en l’air et sont conduits à l’entrée du plant de la ferme, entre la maison d’habitation et la barrière d’entrée. Les Allemands les fouillent, puis les font se déchausser et s’adosser aux pommiers. Les Allemands ordonnent alors que la famille Avice rentre à l’intérieur de leur domicile, de sorte qu’ils ne soient pas témoins du reste de la scène.

Une quarantaine de soldats allemands, armés de bâtons et de mitraillettes, entourent rapidement les trois jeunes hommes, qui, la tête courbée et les bras toujours en l’air, sont menés contre le mur de la ferme. Puis, les Allemands se mettent à poursuivre les trois Français à travers le verger adjacent. Les Français courent sur plusieurs dizaines de mètres, avant d’être rattrapés et battus à mort par les soldats allemands. Ces derniers s’acharnent sur les trois Français à coups de poing, de pied et de bâtons. Ils détroussent ensuite leurs cadavres, avant de les inhumer à quelques dizaines de mètres du lieu de leur supplice, dans un herbage appelé « Les Varets ». Les soldats allemands en question appartenaient probablement à la 9. Panzer-Division SS “Hohenstaufen”.

Le 20 août 1944, le propriétaire de la ferme remarque de la terre fraîchement remuée dans son herbage et découvre les trois cadavres. Ils sont exhumés le lendemain et inhumés temporairement au cimetière d’Athis. Aucune blessure par balle n’est relevée, mais les cadavres ont été rendus méconnaissables par la violence des coups. Leur identification n’est permise que grâce aux papiers d’identité retrouvés dans une musette à proximité de leurs cadavres. Sa dépouille fut ultérieurement rapatriée au cimetière communal de Montilly-sur-Noireau.

Le nom de Roger Devolder figure sur le monument aux morts de Montilly-sur-Noireau. En outre, un calvaire érigé au lieu-dit « Le Hoguet », à Caligny, commémore spécifiquement Roger Devolder, Arthur Lebailly et Marcel Montaufray.

Sources : SHD-Caen : 21 P 634 534 ; AN (1988016/21/2) ; AD Orne (M1520/35 et 36) ; AD Yvelines (9M625 2) ; memorialgenweb.org ; Jean BRISSET, La charge du taureau (2012), p. 318-319

Tristan Rondeau

Mots-clés :

Exécuté
  • 19-8-1924
  • Jouarre-Pontchartrain, Seine-et-Oise
  • Montilly-sur-Noireau, Orne
  • 15-8-1944
  • Athis-de-l'Orne, Orne
Décédé
  • 15-8-1944
  • Athis, Orne
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