Un cycle de manifestations-conférences en 2026-2027 au sujet de La Prairie de Caen et de Louvigny
Une invitation publique à la « science ouverte »
La Maison de la recherche en sciences humaines (MRSH) de l’université Caen Normandie, trois laboratoires de cette même MRSH (UMR IDEES, UMR ESO et CERREV), La Caravane d’inventions institutionnelles (LCII) et l’association de fait placée sous le nom de l’« Ambassade de la Prairie du millénaire (prochain) » ont impulsé un partenariat destiné à coorganiser en 2026-2027 un cycle de manifestations-conférences portant sur l’état des connaissances relatives à La Prairie de Caen et de Louvigny, sur les modalités de son administration comme de son entretien, et sur les enjeux qu’elle représente, ceci dans la perspective de l’institution potentielle d’une sorte de « commun » dont pourrait faire l’objet cette même prairie.
De La Prairie, chère aux Caennais, Loupiaciens et autres habitués ou amateurs, on dira pour commencer que c’est un lieu millénaire et pourtant mal connu, mal identifié, au périmètre flou, au passé dérobé, aux caractéristiques naturelles fragiles, aux bienfaits inestimables. C’est aussi un lieu aujourd’hui très morcelé, réduit et considérablement artificialisé, dont la société qui en hérite paraît donner de nombreux signes de ne plus très bien savoir qu’en faire, sauf assurer tenir à préserver ce qu’il en reste. C’est également un lieu qui est l’objet et le théâtre de multiples tensions et de conflits d’usages ou d’appropriations, lesquels sont voués à s’accentuer encore en raison de la situation de cette prairie en quasi centre-ville. Cette prairie : une anomalie de l’histoire et une exception urbaine française ?
Si la première des précautions, pour apprécier ce qu’est La Prairie et ce qu’elle pourrait être, est de partir et de repartir sans cesse du lieu lui-même comme de tout ce qui le constitue et le compose, la liste des aspects enchevêtrés à prendre en considération est nécessairement longue : historique, naturel, écologique, patrimonial, paysager, réglementaire, social, économique, géographique, foncier, hydrologique, thermique, touristique, sportif, culturel, agricole, juridique, sensible, institutionnel, etc. L’intention de ce cycle serait donc d’accuser, déjà, conjointement réception d’un choix d’approches thématiques ou d’investigations pluridimensionnelles menées actuellement au sujet de ce milieu tiraillé, de ce petit « territoire ». Ainsi pourront se croiser, voire se répondre, des contributions universitaires relevant de diverses disciplines, des points de vue de spécialistes ou de parties prenantes, des témoignages d’habitués ou d’amateurs du lieu, et des travaux exploratoires mis en œuvre sous les auspices de l’Ambassade de la Prairie du millénaire (prochain).
Le cycle des Réceptions de La Prairie propose, au fil de ses rendez-vous publics, d’ouvrir une série de questions : Qu’est-ce que La Prairie ? (Réception 1, 17 nov. 2026) ; Qui s’occupe de La Prairie et comment ? (Réception 2, fin mars 2027) ; Comment défend-on La Prairie ou peut-on la défendre ? (Réception 3, fin avril 2027) ; Quoi faire avec La Prairie ? (Réception 4, fin mai 2027).
Qu’est-ce que La Prairie ?
La Prairie de Caen et de Louvigny est un lieu millénaire et pourtant mal connu, mal identifié, au périmètre flou, au passé dérobé, aux caractéristiques naturelles fragiles, aux bienfaits inestimables. On la veut bien défendue, bien administrée, bien imaginée.
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