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GOSSELIN Albert, André

Né le 12 décembre 1886 à Beuzeville (Eure) ; domicilié à Saint-Pierre-du-Val (Eure) ; exécuté le 22 août 1944 à Saint-Pierre-du-Val (Eure).

GOSSELIN Albert, André // Naissance : 12-12-1886 à Beuzeville (Eure) ; Domicile : Saint-Pierre-du-Val Eure () ; Repression : Tué en action le 22-8-1944 à Saint-Pierre-du-Val (Eure) ; Décédé

Albert Gosselin est le fils de Joseph Gosselin, charretier et de Eugénie Romy, sans profession. A l’âge adulte, il se marie avec Marie Augustine Prentout et exerce la profession de cultivateur. Depuis 1912, il vit dans la petite commune de Saint-Pierre-du-Val, située sur les bords de la Seine, au hameau du Cottentin.

Le 4 août 1914, il est rappelé au service et rejoint le 3e régiment d’infanterie coloniale, puis le 242e régiment d’artillerie en 1917, le 106e régiment d’artillerie lourde en janvier 1918. En mars, il est définitivement démobilisé et rejoint son village.

Si lors de la Seconde Guerre mondiale, au vu de son âge, il n’est pas mobilisé, Albert Gosselin ne cache pas pour autant son soutien à un autre combat, celui de la Résistance. Membre de la section de Beuzeville, dans le groupe Renoult, il participe peu aux actions collectives et opère le plus souvent seul. Les circonstances dans lesquels est tué Albert Gosselin sont bien connues grâce à un témoin interrogé peu de temps après les faits en janvier 1945.

Le 22 août 1944, vers 14h, Paul Chouquet accompagne Albert Gosselin pour aller chercher des bestiaux sur les alluvions proches. D’autres témoignages suggèrent qu’il était parti en reconnaissance pour abattre des arbres en vue de ralentir la retraite des Allemandes. Quoi qu’il en soit, le témoin le plus proche raconte que sur la route nationale de Fiquefleur à Berville, sur les bords de la Seine, au niveau de l’Abbaye de Grestain, ils ont vu un groupe de FFI en embuscade leur ordonnant de se cacher car un convoi allemand approchait et qu’il allait l’attaquer. Paul Chouquet précise : « nous sautâmes immédiatement dans l’herbage, situé en contre-bas de la route et attendîmes cachés dans les ronces ». Le convoi, trois camions et une moto, est attaqué lors d’une fusillade d’environ 10 minutes. Un FFI est tué lors des combats : Raymond Blaise Lien interne. L’attaque paraissait terminée lorsque deux soldats allemands sautent dans l’herbage et voit Albert Gosselin. « Il a essayé de s’expliquer mais ils ont tiré le laissant pour mort. Je suis allé chercher du secours, M. Gosselin est mort en arrivant chez lui » explique le témoin. De fait, à cette date, l’armée allemande, sur les dents, est en retraite et cherche par tous les moyens à franchir la Seine le plus rapidement possible, espérant ainsi échapper aux armées alliées. Tout ralentissement par les résistants se solde par des combats qui n’épargne rien aux adversaires.

Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Pierre-du-Val et sur le monument commémoratif de la Résistance à Saint-Étienne-l’Allier.

La famille aura payé un lourd tribut lors de la Seconde Guerre mondial, le fils d’Albert Gosselin, Bernard Lien interne, a été tué le 6 juin 1944 à Saint-Georges-du-Vièvre.

Sources : SHD-Caen : 21P195989 ; SHD-Vincennes : 16P263844 ; AD27 : 8MI5204, 40R93; memorialgenweb.org

Françoise Passera

Mots-clés :

Tué en action
  • 12-12-1886
  • Beuzeville, Eure
  • Saint-Pierre-du-Val, Eure
  • 22-8-1944
  • Saint-Pierre-du-Val, Eure
Décédé
  • 22-8-1944
  • Saint-Pierre-du-Val, Eure
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