
Photo : Droits réservés (F. Roland-Jacquelin)
LEBRETON Daniel, Simon, Robert
Né le 21 mai 1924 à Alençon (Orne) ; domicilié à Alençon ; déporté le 17 août 1944 ; exécuté le 19 août 1944 à Domprémy (Marne).
LEBRETON Daniel, Simon, Robert // Naissance : 21-5-1924 à Alençon (Orne) ; Domicile : Alençon Orne () ; Repression : Déporté le 17-8-1944 à ; 19-8-1944 à Dompremy (Marne) ; Décédé
Daniel Lebreton voit le jour au domicile familial situé au 4, chemin des châtelets à Alençon. Ses parents Eugène, Cyprien Lebreton et Octavie, Marie, Isodorine Lechat, exercent tous deux le métier de journalier.
En 1944, Daniel Lebreton, célibataire, est ouvrier monotypiste à l’imprimerie Alençonnaise et réside dans sa commune natale. Après le débarquement des Alliés en Normandie, il entre en résistance au sein du BOA et gagne le maquis du Bois L’Évêque à partir du 22 juillet. Son chef, Maurice Vernimmen, instituteur à Tanville (Orne), le charge de transporter des armes depuis un dépôt situé dans cette commune, afin d’alimenter le maquis. Le 30 juillet, Daniel Lebreton tombe aux mains d’auxiliaires français de la Sipo-SD à La Lande-de-Goult (Orne).
Conduit au château des Ducs à Alençon où il partage la cellule de Daniel Desmeulles
, il y est torturé avant d’être transféré le 8 août 1944 au camp de Compiègne-Royallieu
(mle 47 495). Dans la matinée du 17 août 1944, lui et 1 254 autres compagnons d’infortune
sont conduits dans des camions camouflés en forêt de Rethondes, près du passage à
niveau du Vieux Moulin, où un train composé de wagons à bestiaux les y attend ; les
nombreux sabotages ont rendu la gare de Compiègne inutilisable. Le lendemain matin,
le train s’ébranle à destination du KL de Buchenwald. Daniel Lebreton n’y arrivera pas. Le 19 août, tandis que le convoi
est arrêté au niveau de Domprémy, il est exécuté avec quatre de ses camarades en guise
de représailles après des évasions comme le narre André Van Geit, le père de l’un
des suppliciés déporté dans le même convoi : « Dans la nuit du 18 au 19, entre Reims
et Châlons, il y eut de nombreuses évasions. Par représailles, les wagons où eurent
lieu les évasions furent vidés… Le lendemain matin, cinq camarades, parmi les plus
jeunes, furent désignés par les Allemands comme victimes. Ils durent creuser leur
tombe, s’y étendre à plat ventre, côte à côte et furent lâchement assassinés d’une
balle dans la nuque… ».
Son nom figure sur le monument aux morts d’Alençon.
Sources : SHD-Caen : 21 P 473964 ; EC (Alençon) ; F. Roland-Jacquelin, biographie des victimes de l’Occupation allemande de 1939 à 1944, 1948, p.21 ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom ; fusilles-40-44.maitron.fr, mémorialgenweb.org
Sébastien Beuchet
Mots-clés :
- 21-5-1924
- Alençon, Orne
- Alençon, Orne
- 30-7-1944
- La Lande-de-Goult, Orne
- Alençon, Château des Ducs, Orne
- Compiègne, Oise (47495)
- 19-8-1944
- Dompremy, Marne




