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RAGAINE Ferdinand Charles
Né le 14 mai 1890 à Charleval (Eure) ; domicilié à Bézu-la-Forêt (Eure) ; déporté le 27 avril 1944 à Birkenau ; rescapé.
RAGAINE Ferdinand Charles // Naissance : 14-5-1890 à Charleval (Eure) ; Domicile : Bézu-la-Forêt Eure () ; Repression : Déporté le 27-4-1944 à ; ; Rescapé Buchenwald Allemagne
Ferdinand Louis Ragaine, couvreur en ardoises, et Hortense Duval, sans profession, sont les parents de Ferdinand Ragaine. À l’âge adulte, alors qu’il est engagé dans la Première Guerre mondiale, il se marie à Rouen (Seine-Inférieure) avec Marie Lambertine Élisabeth Colson. Mobilisé dès 1914, Ferdinand Ragaine s’avère être un soldat des plus méritants. Nommé maréchal des logis en 1915, il est décrit par ses supérieurs comme un « sous-officier particulièrement énergique et brave », capable « autant d’intelligence que de hardiesse et de mépris du danger ». Jusqu’à son évacuation pour maladie, il est reconnu d’un « courage à toute épreuve » et considéré comme un « patriote ardent, animé par un sens élevé de ses devoirs ». Dans l’Entre deux guerres, Ferdinand Ragaine exerce divers métiers, maitre d’hôtel puis chauffeur de car de tourisme en 1932. A cette époque, il a quitté la Normandie pour la capitale, puis s’exile en Argentine pendant deux ans de 1934 à 1936. Il revient dans la région en janvier 1936 à Gournay-en-Bray puis s’installe en avril 1939 à Bézu-la-Forêt où il tient un hôtel.
Au moment de la déclaration de guerre, il est mobilisé mais, au vu de son âge, renvoyé
dans ses foyers. Il s’engage néanmoins dans un tout autre combat, au service de la
Résistance. Il recueille des renseignements sur les défenses côtières et les postes
de DCA qu’il transmet à Georges Darling
. Celui-ci participe aussi au sauvetage d’aviateurs tombés dans l’Oise ou la Somme.
Entré en septembre 1942 dans le réseau « Evasion », il est arrêté par la Sipo-SD le 27 août 1943 avec son épouse Élisabeth Colson. Il a été dupé par un aviateur britannique
qu’il entendait cacher lorsque celui-ci s’est révélé être un soldat allemand.
Si son épouse est relâchée après trois mois d’internement à la prison de Rouen, son mari en revanche reste incarcéré à la prison de Rouen jusqu’au 25 avril 1944. Conduit au camp de rassemblement de Compiègne, véritable antichambre des camps de concentration du Reich, il est immatriculé 18 6291. Deux jours après, il figure parmi les détenus du convoi dit « convoi des tatoués » car, bien que composé de « non-juifs », les 1 655 déportés sont immatriculés à leur avant-bras, selon les pratiques du camp de Birkenau. On ne sait pour quelles raisons, le convoi passe par ce camp mais le 12 mai 1944 les déportés rejoignent le KL Buchenwald. Encore une fois immatriculé cette fois-ci sous le numéro 53 476, le résistant est libéré lors de la libération du camp par les troupes américaines. Il retrouve la France le 28 avril 1945 via le centre d’accueil frontalier de Longuyon (Meurthe-et-Moselle).
Il est décédé le 24 mai 1986 à Gournay-en-Bray (Seine-Maritime).
Sources : SHD-Caen : 21P650236 ; SHD-Vincennes ; 16P497516, 28P 4 291100 ; AD27 : 8Mi5717, 88W13 ; AD76 : 1R3290 ;
Françoise Passera
Mots-clés :
- 14-5-1890
- Charleval, Eure
- Bézu-la-Forêt, Eure
- 27-8-1943
- Rouen, Seine-Inférieure
- Rouen, Seine-Inférieure
- Compiègne, Royallieu, Oise (30743)
- Auschwitz (186291)
- Buchenwald (53476)
- 11-4-1945
- Buchenwald, Allemagne




