
REQUILE Maurice, Marie, Eudore, Philippe
Né le 18 avril 1921 à Criel-sur-Mer (Seine-Inférieure) ; domicilié à Criel-sur-Mer ; déporté le 15 août 1944 à Buchenwald ; décédé le 13 novembre 1944 à Dora.
REQUILE Maurice, Marie, Eudore, Philippe // Naissance : 18-4-1921 à Criel-sur-Mer (Seine-Inférieure) ; Domicile : Paris Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 15-8-1944 à ; 13-11-1944 à Dora (Allemagne) ; Décédé
Maurice Requilé est le fils de Mathieu Requilé, de nationalité belge, officier retraité de l’armée belge, et de Germaine Dusaussay. Il est étudiant et réside chez ses parents, rue de la Mer. Malgré la surveillance allemande dans cette région côtière, la Résistance est active à Criel-sur-Mer. Réfractaire au STO, Maurice Requilé rejoint le mouvement Normandia, fondé et commandé par son père, agissant dans le secteur de Dieppe et de la Somme et codirigé par Bernard Jacmard en mars 1942, chef de groupe dans le secteur de Criel. D’autres réfractaires étoffent le groupe, tels deux frères, André et Lucien Boinet, ou encore Henri Profit, tous les trois seront arrêtés et envoyés en camps de travail en Allemagne, à Dantzig. André n’en reviendra pas. Quant à Maurice Requilé, il est aussi au Front national. À son actif, des coups de main, des transports d’armes et d’aviateurs. Lorsque Normandia intègre Libération-Nord, Maurice Requilé, agissant sous le pseudonyme de « Marc Legay » et de « Philippe Liège », accomplit des missions de renseignement et devient chef de groupe d’un corps franc.
En juin1944, après le démantèlement d’un PC de Libération-Nord à Bennetot (Seine-Inférieure), il est envoyé à Paris pour établir une liaison avec le responsable du mouvement, Henri Ribière. Il loge alors dans le 16e, rue Raynouard. N’ayant pu le joindre, il intègre le groupe Jean Pronteau, le « colonel Cévennes », responsable FUJP (Front uni de la jeunesse patriotique) qui prépare la défense du quartier latin dans le cadre de l’insurrection de Paris. Affecté au boulevard Saint-Michel et porteur d’armes, il est arrêté le 25 juillet 1944, rue de la Clef à Paris (5e), par la police française. Il est interné à la prison de Fresnes. Le vidage des prisons par les Allemands précipite sa déportation.
Depuis la gare de Pantin – la gare de l’Est ayant subi des destructions – il est déporté
le 15 août 1944 à Buchenwald. C’est le dernier convoi qu’aucune médiation ne parvient
à stopper. Après un voyage chaotique, ponctué de nombreux arrêts liés aux bombardements
alliés, il arrive au KL Buchenwald le 20 août (mle 76 990). Là, il croise Georges Brutelle
. Puis le 3 septembre, il est envoyé au Kommando de Dora et, le 7 septembre, au camp extérieur d’Ellrich de sinistre réputation. Les
conditions de vie épouvantables et le travail harassant dans les divers chantiers
de la Mittelwerke ont rapidement raison de ses forces. Le 28 octobre, il est envoyé
au Revier où il décède le 13 novembre 1944.
Considéré disparu en déportation, son décès daté du 13 novembre 1944 est acté par le Ministère des Anciens combattants et victimes de guerre, et transcrit en mairie le 6 août 1947 avec la mention Mort pour la France.
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Criel-sur-Mer.
Sources : Arolsen Archives ; SHD-Vincennes : 16P506364 ; SHD-Caen : 21P530453 ; AD76 : 3868W89 ; EC (Criel-sur-Mer) ; Thiery L. (dir.), Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau- Dora, p. 1942 ; asso-buchenwald-dora.com ; maitron.fr ; memorialgenweb.fr
Chantal Cormont
Mots-clés :
- 18-4-1921
- Criel-sur-Mer, Seine-Inférieure
- Paris, Seine-Inférieure
- Criel-sur-Mer, Seine-Inférieure
- 25-7-1944
- Paris, Seine
- Buchenwald (76990)
- Dora
- 13-11-1944
- Dora, Allemagne




