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SLOÏM Lipa

Photo : Yad Vashem, coll. D. Grinberg

SLOÏM Lipa

Né le 3 septembre 1896 à Tolotchine (Empire russe) ; domicilié à Rouen (Seine-Inférieure) ; déporté le 21 septembre 1942 à Auschwitz ; assassiné.

SLOÏM Lipa // Naissance : 3-9-1896 à Tolotchine (Empire russe (Russie)) ; Domicile : Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 21-9-1942 à  ;  ; Assassiné

Arrivé en France en 1913, Lipa Sloïm y devient ingénieur chimiste et docteur ès sciences. En 1926, les frères Lang-Verte, Alfred Lien interne et Joseph Lien interne lui confient la direction de leur usine de caoutchouc à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure), où il réside quelque temps. Il est naturalisé Français en décembre 1927. Peu après, il part à Paris et y épouse en mars 1928 Myriam Prisant, née elle aussi dans l’Empire russe. En 1931, il habite encore chez sa belle-famille dans le Marais et il est au chômage. C’est probablement la raison pour laquelle il se réinstalle ensuite à Rouen, où il monte une petite affaire de confection de chemises et caleçons sise rue Mollien. Il est domicilié 3 place Saint-Vivien avec son épouse et ses enfants, Denise née en 1929 et Jacques né en 1936.

Dès octobre 1940, il est contraint de se faire recenser comme Juif avec les siens. Il risque aussi de subir l’aryanisation de son entreprise, mais avant même la nomination d’un administrateur provisoire, il ferme son atelier en janvier 1941. Le 6 mai 1942, il est victime de la première rafle de Juifs français et étrangers qui concerne Rouen et sa région, celle de 77 hommes de 18 à 55 ans. Sur ordre de la Sipo-SD régionale, il est arrêté à son domicile par la police française à 22 h, puis incarcéré dans le secteur allemand de la prison rouennaise Bonne-Nouvelle. Il est transféré le 12 mai suivant au camp de Drancy, puis le 4 septembre dans celui de Pithiviers (Loiret), d’où il est déporté par le convoi no 35 du 21 septembre 1942 à destination de Kosel et Auschwitz. Selon le témoignage de trois survivants, il est envoyé à partir de novembre 1942 dans les camps de travail forcé de Haute-Silésie Gogolin, Annaberg et Blechhammer. Mais le 14 octobre 1944, il est redirigé vers Auschwitz pour y être gazé, dans un convoi de détenus déclarés inaptes au travail. Son épouse et ses enfants, cachés, échappent en revanche à la déportation.

Son nom est gravé sur le monument de la synagogue de Rouen (« M. Sloïm Melech ») et sur le Mur des Noms du Mémorial de la Shoah à Paris.

Sources : SHD-Caen : 21P 539 619 ; AD76 : 3352W2, 51W170, 4M2328, 6M727 ; Archives de Paris : D2M8 373 ; EC (Paris 4e) ; La Documentation française, Aryanisation économique et restitution / Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France, 2000, p. 231 ; ressources.memorialdelashoah.org ; collections.yadvashem.org

Corinne Bouillot

Mots-clés :

Déporté
  • 3-9-1896
  • Tolotchine, Empire russe (Russie)
  • Rouen, Seine-Inférieure
  • 6-5-1942
  • Rouen, Seine-Inférieure
  1. Rouen, Prison Bonne-Nouvelle, Seine-Inférieure
  2. Drancy, Seine
  3. Pithiviers, Loiret
21-9-1942, K35
  1. Auschwitz
  2. Gogolin
  3. ANNABERG
  4. BLECHHAMMER (KDO)
Assassiné
  • Auschwitz, Pologne
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