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MERCIER Adrien, Jean, Baptiste, Léon

Photo : ONaCVG 76

MERCIER Adrien, Jean, Baptiste, Léon

Né le 8 décembre 1887 à Paris, (Seine) ; domicilié à Rouen (Seine-Inférieure) ; déporté le 18 juin 1944 à Dachau ; rescapé.

MERCIER Adrien, Jean, Baptiste, Léon // Naissance : 8-12-1887 à Paris (Seine) ; Domicile : Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 18-6-1944 à  ;  ; Rescapé Dachau Allemagne

Adrien Mercier est le fils de François Mercier, tanneur, et de Léontine Couturier. Marié le 12 août 1911 avec Suzanne Ponteau, il a deux enfants, Raymonde et Roger, nés en 1913 et 1920. Il entre à la SNCF en 1919. En 1943, il est régulateur de traction au dépôt ferroviaire de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure). Demeurant 2 place Carnot à Rouen, il est sinistré lors de la « semaine rouge », où la ville subit un bombardement massif en avril 1944. Le couple va alors habiter à proximité, 64 rue Lafayette. Mais un nouveau bombardement les 30-31 mai 1944 oblige son épouse à se réfugier chez leurs enfants à Mont-Saint-Aignan (Seine-Inférieure).

Dans l’action résistante dès1940 à titre individuel, l’ancien combattant de la Grande guerre rejoint ensuite la Résistance organisée : le Front national en mai 1941 puis les FTPF de la 1re compagnie de la Seine-Inférieure, (mle S 3150), ayant pour pseudonymes « André » et « Le père Léon ». En janvier 1942, sous la responsabilité de Georges Mugnier Lien interne, chef départemental FN, il est nommé chef du secteur Basse-Seine, couvrant Rouen, Dieppe, Yvetot et en liaison avec Le Havre. Il participe à cette époque à la création des équipes FTPF et il est chargé d’organiser le groupe de combat des cheminots résistants, déjà balisé par Gustave Pimont Lien interne. Entré en octobre 1943 dans ce mouvement, appelé ultérieurement Résistance-Fer, il devient chef de groupe. Avec les responsabilités, son activité résistante s’intensifie. Il produit des fausses cartes d’identité, des certificats de travail pour les clandestins. Avec l’aide de sa femme, Suzanne Ponteau, il rédige et imprime les premières feuilles du Front national, héberge et ravitaille des réfractaires et des résistants (FN, FTPF). Il transporte aussi du matériel : explosifs, postes de radio. Avec Résistance-Fer, il participe à diverses opérations de sabotage : lignes électriques et pylônes de haute tension aux Essarts (Seine-Inférieure), voies ferrées à Darnétal sur la ligne d’Amiens, matériel ferroviaire : boites d’essieux de wagon. Surtout, il organise le déraillement de 14 machines haut le pied (HLP) au dépôt de Sotteville-lès-Rouen et à la gare de triage de Rouen Gauche. Il transmet pour les Alliés des renseignements sur les transports allemands au Lieutenant Roger Aubert Lien interne

Il est arrêté à la suite de la tentative de sabotage du pont de Tourville-la-Rivière (Seine-Inférieure), le 29 avril 1944, et de l’arrestations des participants, notamment Roger Bertrand Lien interne et Louis Bocquier Lien interne, piégés par les frères Leroux. Le 3 mai 1944, il est contrôlé boulevard de l’Yser à Rouen par trois policiers de la Sipo-SD et conduit, rue du Donjon, où il est interrogé et frappé. Puis il est incarcéré à la prison Bonne-Nouvelle à Rouen, dans le secteur allemand où sa femme ne peut lui rendre visite. Les bons rapports de la SNCF et son passé d’ancien combattant de 14-18 sont sans effet. Le 9 juin 1944, il est transféré au camp de Royallieu à Compiègne.

De Compiègne, il est déporté le 18 juin 1944 au KL Dachau où il arrive le 20 juin (mle 72 778). Le 9 août 1944, il est transféré au Kommando extérieur d’Allach, où les détenus sont mis au service des entreprises de travaux publics ou de l’industrie de guerre. Le 9 décembre 1944, probablement dans l’incapacité de travailler, il retourne au camp de Dachau où il contracte le typhus. Il est libéré le 29 avril 1945 par l’armée américaine et rapatrié le 15 mai 1945 par le centre de Strasbourg et l’hôtel Lutetia à Paris. Il retrouve son foyer le 18 mai.

Adrien Mercier reçoit une citation à l’ordre de l’armée, du général de Gaulle au titre de la résistance cheminote. L’activité résistante de sa femme est aussi reconnue. Il est décédé à Rouen le 26 février 1977.

Sources : Arolsen Archives ; SHD-Vincennes : 16P411454 ; SHD-Caen : 21P596257 ; AD76 : 51W419, 3868W72 ; EC (Paris)

Chantal Cormont

Mots-clés :

Déporté
  • 8-12-1887
  • Paris, Seine
  • Rouen, Seine-Inférieure
  • 3-5-1944
  • Rouen, Seine-Inférieure
  1. Rouen, Prison Bonne-Nouvelle, Seine-Inférieure
  2. Compiègne, Royallieu, Oise
18-6-1944, I.229
  1. Dachau (72778)
  2. Allach (72778)
  3. Dachau (72778)
Rescapé
  • 29-4-1945
  • Dachau, Allemagne
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