Télécharger le XML
WENSIERSKI, JAN

Photo : AD61 : 533W14

WENSIERSKI, JAN

Né vers 1918 à Starogard Gdanski (Pologne) ; domicilié à Mortagne-au-Perche (Orne) ; décédé le 5 juin 1944 à Alençon.

WENSIERSKI, JAN // Naissance : NA-NA-1918 à Starogard Gdanski (Pologne) ; Domicile : Mortagne Orne () ; Repression : Tué en action le 5-6-1944 à Alençon (Orne) ; Décédé

Gravement blessé lors de l’attaque du maquis de Courcerault (Orne) au matin du 5 juin 1944, Jan Wensierski décède le soir même à l’hôpital d’Alençon, à des milliers de kilomètres de sa Pologne natale. On sait bien peu de choses à son sujet : d’après un rapport de gendarmerie rédigé après la Libération, il serait né à Starogard (probablement Starogard Gdanski, au sud de Gdansk), en Poméranie. En 1939, après la victoire allemande contre la Pologne, la Poméranie est annexée au Reich. Alors, comme des dizaines de milliers d’autres « malgré-nous » polonais, Jan Wensierski est recruté de force dans la Wehrmacht. Le rapport indique que son régiment, qui compte de nombreux Polonais, stationne à Mortagne-au-Perche pendant l’été 1943. C’est à cette occasion sans doute que Jan Wensierski noue des contacts avec Pierre Keraën, jeune commis boucher et membre de la Résistance locale. En tout cas, lorsque Jan Wensierski déserte, à Saint-Etienne, c’est Pierre Kéraën Lien interne qui va le chercher et le ramène dans l’Orne. À partir du 15 janvier 1944, il est caché chez les Keraën, à Loisé, un hameau près de Mortagne. La famille gardera longtemps une photographie de lui dans le salon.

À la fin du mois de mai, il participe à la création du « maquis de Courcerault », avec Pierre Keraën, de jeunes réfractaires normands et de jeunes résistants de la région parisienne. Ils sont placés sous l’autorité de Pierre Mulot Lien interne, un résistant de la première heure, ancien du réseau Hector. Les jeunes gens occupent l’hôtel Garnier, une bouverie abandonnée en lisière du bois de Sublaine. Le groupe dispose d’un petit stock de munitions et d’armes. Jan Wensierski se charge de leur instruction militaire. Malheureusement, suite à une imprudence d’un membre du groupe, Bernard Jardin, chef des auxiliaires français du SD dans l’Orne, apprend l’existence du maquis. Les services allemands organisent une opération qui entraîne plusieurs arrestations le 4 juin au soir puis l’attaque du maquis le 5 vers 8 heures. Après quinze minutes d’affrontements, les maquisards se rendent. Gravement blessé au ventre, Jan Wensierski est porté au dehors par ses camarades puis transporté à l’hôpital d’Alençon où il meurt à 23 h 35. Son décès est enregistré sous X à l’état civil ; son corps est enterré dans une fosse commune du cimetière Saint-Léonard.

Tous ses camarades du maquis sont fusillés le 30 juin dans la carrière de la Galochère à Condé-sur-Sarthe (Orne). Leur nom figure sur un monument érigé dans la carrière ; pas celui de Jan Wensierski.

Sources : AD 61 : 553W15, 3E2 001/640 ; 3Q244 ; M. Ganivet, 1944. La libération du Perche, 1997 ; AP Y. Duprez, communication personnelle ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom

Tristan Rondeau

Mots-clés :

Tué en action
  • NA-NA-1918
  • Starogard Gdanski, Pologne
  • Mortagne, Orne
    NA -NA -NA , NA
    Décédé
    • 5-6-1944
    • Alençon, Orne
    logo de la MRSH de l’université Caen Normandie
    logo du laboratoire HisTeMé de l’université Caen Normandie
    logo de l’université Caen Normandie
    logo de la Fondation Mémoire Déportation