
LEBRUN Georges, Emile
Né le 9 mai 1908 à Paris (Seine) ; domicilié à Ouistreham (Calvados) ; exécuté le 12 juillet 1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados).
LEBRUN Georges, Emile // Naissance : 9-5-1908 à Paris (Seine) ; Domicile : Ouistreham Calvados () ; Repression : Exécuté le 12-7-1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados) ; Décédé
Georges Lebrun se marie avec Louise Sézanne, le 4 septembre 1928, à Ivry-sur-Seine (Seine). Ensemble, ils ont quatre enfants Maurice, né à Ivry-sur-Seine en 1929, Gérard, né à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) en 1938, Gilbert, né à Ouistreham en 1942 et Georges né à Baron-sur-Odon en 1944. A partir de 1940 et jusqu’en 1944, Georges Lebrun est horloger à Ouistreham et réside avenue de la Plage.
Membre de l’OCM à partir de février 1943, il appartient au réseau Centurie et il est le chef de groupe de la Résistance à Ouistreham. Après le Débarquement du 6 juin 1944, il se met, avec son groupe, à disposition des armées alliées, avec notamment des missions de recherche, regroupement et acheminement de parachutistes égarés dans leur périmètre.
Robert Buhours fait partie de son groupe de résistance et il est possible que Michel
Golinski
, Jean-Marie Passot
et Maurice Serré
également. Ils sont réunis tous les cinq au domicile de Michel Serré dans la nuit
du 8 au 9 juillet 1944, lors de leur arrestation. Le groupe a été dénoncé par deux
jeunes hommes originaires de Melun. Ces derniers avaient, peu de temps avant, rencontré
Georges Lebrun, souhaitant apporter leur aide à la Résistance et rentrer dans son
réseau. Ils sont arrêtés alors qu’ils tentent, selon les consignes qui leur ont été
données, de franchir les lignes ennemies. Sous la menace, ils mènent la Gestapo à
la maison de Maurice Serré, à Colombelles, cette nuit du 8 au 9 juillet.
Golinski, Serré et Passot sont immédiatement conduits au nouveau siège de la Gestapo,
à Argences, dans la maison du docteur Derrien
, lui-même fusillé le 6 juin 1944. Pendant ce temps, Lebrun et Buhours sont retenus
attachés à la roue d’un camion ; le premier parvient à se détacher et à s’échapper.
Une voiture de police revient par la suite chercher le second et l’emmène à son tour
au siège de la Gestapo. Le lendemain matin, Serré, Passot et Golinski sont emmenés
en voiture. Celle-ci revient vide, d’après Robert Buhours qui est témoin des évènements.
Dans la soirée, Georges Lebrun est finalement retrouvé par la Gestapo et amené à Argences.
Le 12 juillet, il est à son tour emmené dans une voiture. Georges Lebrun, Michel Golinski,
Maurice Serré, Jean-Marie Passot sont vraisemblablement exécutés dans les bois de
Saint-Pierre-du-Jonquet. Robert Buhours échappe à ce sort : il est relâché ou parvient
à s’échapper.
Dans les bois de Saint-Pierre-du-Jonquet, des charniers sont découverts en septembre 1944 et en novembre 1946. Sur les 28 corps retrouvés, seuls 17 ont pu être identifiés, parmi lesquels ceux de Maurice Serré et Jean-Marie Passot.
Sources : SHD-Caen AC 21 P 474 014 ; AD14 : 1101W/234, 991W/74 ; Y. Lecouturier, Massacres à Saint-Pierre-du-Jonquet, p. 67 ; Quellien Jean, Passera Françoise, Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, p. 142
Klervie Dogon
Mots-clés :
- 9-5-1908
- Paris, Seine
- Ouistreham, Calvados
- 8-7-1944
- Colombelles, Calvados
- Argences, Calvados
- 12-7-1944
- Saint-Pierre-du-Jonquet, Calvados




