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SERRE Maurice, Jules, Marie

Né le 23 août 1885 à Cabourg (Calvados) ; domicilié à Colombelles (Calvados)  ; exécuté le 12 juillet 1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados).

SERRE Maurice, Jules, Marie // Naissance : 23-8-1885 à Cabourg (Calvados) ; Domicile : Colombelles Calvados () ; Repression : Exécuté le 12-7-1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados) ; Décédé

Maurice Serré épouse Suzanne Mériel le 23 avril 1910 à Cabourg. Ensemble ils ont trois enfants, tous nés à Cabourg : Simone, née le 2 décembre 1911, André, né le 17 février 1913 et Roger, né le 31 janvier 1914. Les deux époux divorcent en 1934. Maurice Serré épouse en secondes noces Julia Capelle, le 20 avril 1935, à Colombelles. Il travaille à la Société métallurgique de Normandie à partir de 1921, en tant que contremaître.

Pendant la guerre, tandis qu’il réside rue des Sports à Colombelles, il est probable que Maurice Serré ainsi que Michel Golinski Lien interne et Jean-Marie Passot Lien interne fassent partie d’un petit groupe de résistants, avec à sa tête Georges Lebrun Lien interne. Après le Débarquement, ils ont pour mission d’aider les parachutistes alliés à passer les lignes allemandes.

Le groupe est dénoncé par deux jeunes hommes de Melun. Ces derniers avaient, peu de temps avant, rencontré Georges Lebrun, souhaitant apporter leur aide à la Résistance. Ils sont arrêtés alors qu’ils tentent, selon les consignes qui leur ont été données, de franchir les lignes ennemies. Sous la menace, ils mènent la Gestapo à la maison de Maurice Serré, à Colombelles. Georges Lebrun, Michel Golinski, Maurice Serré, Jean-Marie Passot et Robert Buhours (lui aussi membre du groupe), tous les cinq réunis, y sont arrêtés, le 8 juillet 1944 au soir.

Golinski, Serré et Passot sont immédiatement conduits au nouveau siège de la Gestapo, à Argences, dans la maison du docteur Derrien Lien interne, lui-même fusillé le 6 juin 1944. Pendant ce temps, Lebrun et Buhours sont retenus attachés à la roue d’un camion ; le premier parvient à se détacher et à s’échapper. Une voiture de police revient par la suite chercher le second et l’emmène à son tour au siège de la Gestapo. Le lendemain matin, Serré, Passot et Golinski sont emmenés en voiture. Celle-ci revient vide, d’après Robert Buhours qui est témoin des évènements. Dans la soirée, Georges Lebrun est finalement retrouvé par la Gestapo et amené à Argences. Le 12 juillet, il est à son tour emmené dans une voiture. Georges Lebrun, Michel Golinski, Maurice Serré et Jean-Marie Passot sont vraisemblablement exécutés dans les bois de Saint-Pierre-du-Jonquet. Robert Buhours échappe à ce sort : il est relâché ou parvient à s’échapper.

Dans les bois de Saint-Pierre-du-Jonquet, des charniers sont découverts en septembre 1944 et en novembre 1946. Sur les 28 corps retrouvés, seuls 17 ont pu être identifiés, parmi lesquels ceux de Maurice Serré et Jean-Michel Passot.

Sources : SHD-Caen : AC 21 P 481969 ; AD14 : 991W/74, 57J/529 ; ; Y. Lecouturier, Massacres à Saint-Pierre-du-Jonquet, p. 67 ; Quellien Jean, Passera Françoise, Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, p. 102

Klervie Dogon

Mots-clés :

Exécuté
  • 23-8-1885
  • Cabourg, Calvados
  • Colombelles, Calvados
  • 8-7-1944
  • Colombelles, Calvados
Décédé
  • 12-7-1944
  • Saint-Pierre-du-Jonquet, Calvados
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