
PASSOT Jean-Marie, Joseph
Né le 14 mars 1873 à Propières (Rhône) ; domicilié à Colombelles (Calvados) ; exécuté le 12 juillet 1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados).
PASSOT Jean-Marie, Joseph // Naissance : 14-3-1873 à Proprières (Rhône) ; Domicile : Colombelles Calvados () ; Repression : Exécuté le 12-7-1944 à Saint-Pierre-du-Jonquet (Calvados) ; Décédé
Jean-Marie Passot se marie avec Marie Sombardier le 21 janvier 1899, à Lantignié (Rhône). Ensemble, ils ont un enfant, Henri-Victor, né le 16 juin 1900 à Oullins. Son épouse décède à Lantignié le 15 août 1904. Il se remarie le 20 avril 1907 à Oullins, avec Marie Verdun ; ils divorcent en 1926.
Jean-Marie Passot travaille, en tant que forgeron, au sein de la compagnie PLM à Oullins, de la société alsacienne de Belfort, puis des usines du Creusot. Il intègre enfin la Société Métallurgique de Normandie en 1917, en tant que contremaître forgeron. Ayant atteint la limite d’âge pour le travail, il prend sa retraite en 1942 et il réside alors rue du Jeu de Paume à Colombelles.
Pendant la guerre, il est possible que lui ainsi que Michel Golinski
et Maurice Serré
, fassent partie d’un petit groupe de résistants, avec à sa tête Georges Lebrun
. Après le Débarquement, ils ont pour mission d’aider les parachutistes alliés à passer
les lignes allemandes.
Le groupe est dénoncé par deux jeunes hommes de Melun. Ces derniers avaient, peu de temps avant, rencontré Georges Lebrun, souhaitant apporter leur aide à la Résistance. Ils sont arrêtés alors qu’ils tentent, selon les consignes qui leur ont été données, de franchir les lignes ennemies. Sous la menace, ils mènent la Gestapo à la maison de Maurice Serré, à Colombelles. Georges Lebrun, Michel Golinski, Maurice Serré, Jean-Marie Passot et Robert Buhours (membre du groupe lui aussi), tous les cinq réunis, y sont arrêtés, le 8 juillet 1944 au soir.
Golinski, Serré et Passot sont immédiatement conduits au nouveau siège de la Gestapo,
à Argences, dans la maison du docteur Derrien
, lui-même fusillé le 6 juin 1944. Pendant ce temps, Lebrun et Buhours sont retenus
attachés à la roue d’un camion ; le premier parvient à se détacher et à s’échapper.
Une voiture de police revient par la suite chercher le second et l’emmène à son tour
au siège de la Gestapo. Le lendemain matin, Serré, Passot et Golinski sont emmenés
en voiture. Celle-ci revient vide, d’après Robert Buhours qui est témoin des évènements.
Dans la soirée, Georges Lebrun est finalement retrouvé par la Gestapo et amené à Argences.
Le 12 juillet, il est à son tour emmené dans une voiture. Georges Lebrun, Michel Golinski,
Maurice Serré et Jean-Marie Passot sont vraisemblablement exécutés dans les bois de
Saint-Pierre-du-Jonquet. Robert Buhours échappe à ce sort : il est finalement relâché
ou parvient à s’échapper.
Dans les bois de Saint-Pierre-du-Jonquet, des charniers sont découverts en septembre 1944 et en novembre 1946. Sur les 28 corps retrouvés, seuls 17 ont pu être identifiés, parmi lesquels ceux de Maurice Serré et Jean-Michel Passot.
Sources : SHD-Caen : AC 21 P 481968 ; AD14 : 991W/74, 57J/525 ; Y. Lecouturier, Massacres à Saint-Pierre-du-Jonquet, p. 67 ; Quellien Jean, Passera Françoise, Livre mémorial des victimes du nazisme dans le Calvados, p. 102
Klervie Dogon
Mots-clés :
- 14-3-1873
- Proprières, Rhône
- Colombelles, Calvados
- 8-7-1944
- Colombelles, Calvados
- 12-7-1944
- Saint-Pierre-du-Jonquet, Calvados




