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PAUT Émile, Georges, Charles

Né le 29 mars 1909 à Paris (Seine) ; domicilié à Rouen (Seine-Inférieure) ; déporté le 13 octobre 1941 à Karlsruhe ; décédé le 17 mars 1944 à Diez.

PAUT Émile, Georges, Charles // Naissance : 29-3-1909 à Paris (Seine) ; Domicile : Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 13-10-1941 à  ; 17-3-1944 à Diez (Allemagne) ; Décédé

Émile Paut est le fils de Georges Paut et de Marthe Lequien. Ayant un diplôme d’études Arts et Métiers, il travaille comme secrétaire dans la Société des Parements pour Tissage dirigée par Jean-Constant Bourgeois Lien interne, située rue Pierre Renaudel à Rouen. Célibataire, il habite chez sa mère, 28 rue Amiral Cécille à Rouen. Il est mobilisé en 1939, fait prisonnier en 1940, interné à Troyes (Aube) puis à Rouen d’où il s’évade. Il reprend le travail et entre en Résistance dès 1940. Comme ses collègues Léonce Famery Lien interne et Robert Delanos Lien interne, il s’investit dans la filière informelle d’évasion créée par son patron. Il établit de fausses cartes d’identité pour les soldats britanniques pris en charge par la filière et reproduit en le réduisant le plan du terrain d’aviation de Triqueville dressé par Albert Bonhomme Lien interne afin de le transmettre en Angleterre.

Mais l’arrestation en mars 1941, sur la ligne de démarcation, d’un groupe de soldats anglais cachés plusieurs mois à Veules-les-Roses (Seine-Inférieure) et de leurs deux convoyeuses, génère une minutieuse enquête allemande qui conduit à l’arrestation des protagonistes de l’affaire de Veules. Il est ainsi arrêté le 8 avril 1941. Il est d’abord interné au palais de Justice à Rouen, puis transféré à la prison de la Santé à Paris et à Fresnes. À son frère Henri qui parvient à lui rendre visite à Paris, il dit avoir reçu des coups de cravache pour avouer. Comme tous les acteurs de l’affaire, il est jugé par le tribunal militaire du Grand Paris et condamné le 31 juillet 1941 à douze ans de réclusion pour espionnage, aide à l’ennemi, établissement de fausses cartes d’identité aux prisonniers de guerre anglais.

Sa peine devant être effectuée en Allemagne, il est déporté le 13 octobre 1941, depuis la gare de l’Est à Paris à Karlsruhe, où la prison sert de lieu de transit. Le 23 octobre 1941, il est transféré à la prison de Rheinbach, puis en septembre 1942 à la prison de Diez sur Lahn. Il ne résiste pas à la dureté du régime cellulaire et décède le 17 mars 1944 à Diez. Il est enterré au cimetière Altstadt de la ville. Une lettre du directeur de la prison à sa mère allègue comme cause du décès des problèmes de santé.

En raison du décès de sa mère le 10 juillet 1944, c’est son frère Henri qui s’occupe des dossiers administratifs et du rapatriement du corps. Émile Paut est reconnu déporté résistant, classé FFC, homologué au grade de sous-lieutenant et rattaché au réseau d’évasion Pat O’Leary.

Sources : Arolsen Archives ; SHD-Vincennes : 16P 461534 ; SHD-Caen : 21P523423 ; AD76 : 51W420 ; EC (Paris)

Chantal Cormont

Mots-clés :

Déporté
  • 29-3-1909
  • Paris, Seine
  • Rouen, Seine-Inférieure
  • 8-4-1941
  • Rouen, Seine-Inférieure
  1. Rouen, Palais de justice, Seine-Inférieure
  2. Paris, Prison de la Santé, Seine
  3. Fresnes, Seine
13-10-1941, I.015
  1. Karlsruhe
  2. Rheinbach
  3. Diez
Décédé
  • 17-3-1944
  • Diez, Allemagne
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