
BOUDON Roger, Louis, Georges
Né le 12 février 1909 au Sap-André (Orne) ; domicilié à Orgères (Orne) ; tué en action le 8 juillet 1944 à Touquettes (Orne).
BOUDON Roger, Louis, Georges // Naissance : 12-2-1909 à Le Sap-André (Orne) ; Domicile : Orgères Orne () ; Repression : Tué en action le 8-7-1944 à Touquettes (Orne) ; Décédé
Fils du cultivateur Georges Boudon et d’Adeline Hamery, femme de ménage, Roger Boudon
est marié et exerce la même profession que son père dans la commune d’Orgères. En
juin 1940, il est fait prisonnier de guerre et interné dans un Fronstalag à Châlons-sur-Marne (Marne). Rapatrié sanitaire en novembre 1941, il entre en résistance
et devient chef du groupe BOA d’Orgères. Sa ferme devient alors un lieu de rassemblement
pour les maquisards et un dépôt d’armes et de matériels reçus par le terrain de parachutage
Grêle 1 à Échauffour (Orne). Le 17 juin 1944, un groupe de miliciens en armes fouille
sa ferme. S’il réussit avec ses hommes à s’enfuir et à blesser deux des agents de
la Gestapo en lançant une grenade, les miliciens et les Allemands incendient sa ferme et les
dépendances. Tandis qu’il est réfugié avec le secrétaire de mairie de Sainte-Gauburge
(Orne) Auguste Lefebvre
dans la forêt du Bois Massotnceau à Touquettes, Roger Boudon et son compagnon ils
sont pris au piège le 8 juillet 1944 par la Gestapo
Sipo-SD appuyée par Bernard Jardin et ses hommes. Ces derniers qui ont recueilli des informations
après la rafle opérée deux jours plus tôt à Saint-Évroult-Notre-Dame-Bois (Orne).
Ils interpellent notamment José Riestra, membre du groupe B.O.A d'Orgères, lors d’un
contrôle routier. . Violemment torturé, ce dernier révèle la planque de Roger Boudon
à la ferme de Cottenceau.
Ernest Morice, cultivateur dans commune, rend compte de l’assaut des forces allemandes
dans un témoignage daté du 17 mars 1945 : « Le 8 juillet 1944, vers 9 heures, j'ai
entendu une fusillade éclater autour des bâtiments voisins de mon habitation. Je suis
sorti et j'ai aperçu les miliciens qui entouraient un bâtiment situé dans l'herbage
de M. Cottenceau, mon voisin. À la troisième grenade, le bâtiment a été incendié.
Je savais que dans ce bâtiment se réfugiaient Boudon d'Orgères, le gendarme Royant
de la brigade de Gacé, et Lefebvre Auguste de Sainte-Gauburge. La fusillade a duré
au moins vingt à vingt-cinq minutes, les assiégés ripostant énergiquement. La Gestapo est arrivée par la suite. Deux membres des assaillants ont dû être blessés […]. Le
soir même, je me suis approché afin de voir ce qui se passait. J'ai aperçu deux cadavres.
De peur que les miliciens soient encore embusqués sur les lieux, je n'avais pas approché
davantage. Le lendemain matin, je suis allé sur les lieux et j'ai constaté qu'il y
avait trois cadavres, c'est-à-dire ceux de Boudon et Lefebvre et celui d'un Espagnol
nommé Riestra
[…] ". Si Lefebvre et Boudon sont abattus en tentant une sortie, José Riestra est
exécuté peu après d’une balle dans la nuque.
Roger Boudon est inscrit sur le monument aux morts d’Orgères.
Sources : SHD-Vincennes : 16P77962 ; AD 61 : 533 W 14 ; EC (Le Sap-André) ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom ; R. Ruffin, le prix de la liberté, 2004, p. 146 ; memorialgenweb.org, maitron-fusilles-40-44.fr
Catherine Duguépéroux
Mots-clés :
- 12-2-1909
- Le Sap-André, Orne
- Orgères, Orne
- 8-7-1944
- Touquettes, Orne
- 8-7-1944
- Touquettes, Orne




