
Photo : ONaCVG
SIMON Georges, Jules
Né le 19 mars 1905 à Paris (Seine) ; domicilié à Rouen (Seine-Inférieure) ; déporté le 18 juin 1944 à Dachau ; rescapé.
SIMON Georges, Jules // Naissance : 19-3-1905 à Paris (Seine) ; Domicile : Rouen Seine-Inférieure () ; Repression : Déporté le 18-6-1944 à ; ; Rescapé Linz Allemagne
Georges Simon est le fils de Françoise Simon qui était, en 1925, marchande de quatre saisons. Il se marie à Rouen le 11 avril 1925 avec Albertine Marié et a un enfant âgé de 13 ans en 1944. Marchand et réparateur de cycles, il a son magasin-atelier 13 rue Damiette à Rouen et demeure 5 impasse Tabouret.
Contacté par Adrien Mercier
, Georges Simon rejoint le Front national en juin 1941. Il a pour chef Adolphe Margerin
et André Defrance
, chef départemental en 1942-1943. Puis le 1er janvier 1944, il adhère aux FTPF de la 1re Compagnie, détachement Jeanne d’Arc, secteur de Rouen (matricule S 3153). En un premier
temps, il répare les bicyclettes des résistants. Puis il sert d’agent de liaison entre
le Front national, les FTPF, et des résistants dans la police rouennaise : Pierre
Vanechop, Maurice Faucon, la gendarmerie, à la mairie de Rouen, au palais de justice.
Il dit aussi être en rapport avec le réseau Centurie. Il est donc bien placé pour
faire de faux papiers aux réfractaires et distribuer des cartes d’alimentation. Il
participe à quelques sabotages avec les FTPF. Son atelier sert de boîte à lettres
et de dépôt d’armes. Après l’échec du sabotage du pont de Tourville-la-Rivière, le
29 avril 1944, à cause de l’infiltration du Front national et des FTPF par les frères
Leroux, indicateurs de la Sipo-SD, qui avaient approché Roger Bertrand
, il est arrêté le 2 mai 1944 à son atelier. Après la saisie de documents compromettants,
la police allemande avait compris que l’atelier servait de boîte aux lettres. Interrogé
par les services de police allemands et également par l’inspecteur collaborateur Alie,
le résistant est torturé dans les caves de la rue du Donjon, mais le pire est pour
Benjamin Remacle
. Le 3 mai, est arrêté Numa Buignet
, en venant chercher son vélo en réparation à l’atelier. Incarcéré d’abord à la prison
Bonne-Nouvelle à Rouen, dans l’enclave allemande, Georges Simon est transféré le 9
juin 1944 au camp de rassemblement allemand de Royallieu à Compiègne (mle 40 374),
véritable antichambre des camps de concentration du Reich.
Le résistant est déporté le 18 juin 1944 au camp de concentration de Dachau (mle 72 945). Arrivé le 20 juin, il est affecté aux Blocks 17, 19, 21. Le 17 août 1944, il est transféré au KL Mauthausen (mle 90 341), camp de catégorie III pour les détenus jugés dangereux par les nazis. Il occupe le Block 23 et doit charrier des pierres depuis la carrière. Puis le 31 août, il est envoyé au Kommando de Linz III où il accomplit diverses tâches : travaux de maçonnerie, manutention sur la voie ferrée, réparation de moteurs électriques dans l’usine d’armement. Libéré à Linz le 5 mai 1945 par l’armée américaine, il est rapatrié le 30 mai 1945 en avion sanitaire. Il est accueilli au Bourget puis au centre d’accueil de l’hôtel Lutetia à Paris. Après un séjour à l’hôpital Bichat, il rentre à Rouen le 13 juin 1945.
Le Monument Mauthausen III conserve sa mémoire. Georges Simon est décédé le 18 avril 1984 à Petit-Quevilly (Seine-Maritime).
Sources : Arolsen Archives ; SHD-Vincennes : 16 P 549203 ; SHD-Caen : 21 P 675533 ; AD76 : 3869W95, 54W5372/11081 ; EC (Paris) ; monument-mauthausen.org
Chantal Cormont
Mots-clés :
- 19-3-1905
- Paris, Seine
- Rouen, Seine-Inférieure
- 2-5-1944
- Rouen, Seine-Inférieure
- Rouen, Seine-Inférieure
- Compiègne, Royallieu, Oise (40374)
- Dachau (72945)
- Mauthausen (90341)
- Linz, III (90341)
- 5-5-1945
- Linz, Allemagne




