
SERÉE Raymond, Émile, Louis
Né le 25 février 1900 à Paris (18e) ; domicilié à Joué du Bois (Orne) ; décédé le 21 juin 1944 à Alençon (Orne).
SERÉE Raymond, Émile, Louis // Naissance : 25-2-1900 à NA (NA) ; Domicile : NA NA () ; Repression : Interné le 21-6-1944 à Alençon (Orne) ; Décédé
Raymond Serée naît au domicile de ses parents situé au 5, rue Poulet dans le 18ème arrondissement de Paris. Son père, Eugène, Émile, Joseph Serée est employé de commerce et sa mère, Marie, Octavie, Loïse Fromont est, selon la formule de l’époque, « occupée au ménage ». À une date indéterminée, les parents de Raymond quittent Paris et s’installent à Mortrée dans l’Orne.
En 1920, Raymond Serée est boulanger à Gâprée dans l’Orne. Appelé au service militaire, il est incorporé au 21ème Régiment d’Infanterie coloniale, puis au 17ème Régiment de Tirailleurs sénégalais, et participe à la campagne du Levant. Renvoyé dans ses foyers en février 1922, il s’installe à quelques kilomètres de ses parents à Montmerrei (Orne). Deux ans plus tard, le 3 juin 1924, il épouse Agnès, Germaine, Berthe Portier à Saint Léonard des Parcs (Orne). En 1926, il quitte l’Orne pour la Mayenne puis s’installe à partir de 1932 au Havre. En septembre 1939, il est rappelé aux armées et versé dans le 35ème Régiment de travailleurs mais il est rapidement classé au service auxiliaire pour raisons de santé avant d’être démobilisé le 17 août 1940.
Sous l’Occupation, Raymond Serée est recensé comme journalier agricole résidant à Joué du Bois dans l’Orne. Ayant rejoint le mouvement OCM à une date indéterminée, il intègre le groupe BOA de Mardilly, un petit village du pays d’Auge. Sous la direction de Maurice Violet, les résistants participent à la réception de parachutages d’armes sur les terrains « Grêle I » et « Grêle II », situés à Échauffour (Orne) et à Cisai-Saint-Aubin (Orne). Après le débarquement des Alliés en Normandie, le groupe multiplie, en application du plan Action Tortue, les opérations de sabotage sur les routes pour ralentir les troupes allemandes qui sont également soumises à de nombreuses actions d’harcèlement.
Le 17 juin 1944, Maurice Violet réunit dans sa ferme plusieurs membres de son groupe
afin d’organiser les prochaines actions contre l’ennemi. Peu avant, des auxiliaires
français de la Sipo-SD agissant sur les ordres de Bernard Jardin, arrêtent Alfred Buffard, chef du BOA
pour le canton de Gacé (Orne), également attendu chez Maurice Violet
. En fin d’après-midi, ces collaborateurs français surprennent les membres du groupe
BOA de Mardilly au domicile de leur chef qui est interpellé aux côtés Henri Chemin
, Emmanuel Ernault
, Roland Fontaine
, Jean Goudier
, Bernard Lavigne, Clément Poirier
et Émile Rouzier
. Venu faire du pain pour les hommes du groupe, Raymond Serée est arrêté sur les lieux.
Les résistants sont conduits à l’institution Sainte-Marie de Gacé et violemment interrogés avant d’être transférés, trois jours plus tard, au camp de Damigny puis à la prison d’Alençon. C’est là que Maurice Serée aurait trouvé la mort le 21 juin 1944, à 18 heures, des suites d’une fracture du crâne occasionnée par des coup de crosse de fusil.
Sources : SHD-Caen : SHD-Caen : 21P526681, 21P431645 ; AD 61 : 3 E 2 001/ 640, R 1295, R 1298 ; AD 75 : V4E 10436 ; AERI, La Résistance dans l’Orne, cédérom ; mrsh.unicaen.fr/vc1944/victimes/39977 ; maitron.fr
Sébastien Beuchet
Mots-clés :
- 25-2-1900
- 17-6-1944
- Orne
- Alençon
- 21-6-1944
- Alençon, Orne




