| Nom du site : Fort de roches |
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : DIGOSVILLE |
Le Wn. 241 est constitué de deux ouvrages accolés l'un à l'autre. Il s'agit de deux postes de direction de tir. Les Allemands ont construit ces Leitstands dans l'enceinte d'un ancien fort français niché sur les hauteurs de Digosville et offrant une une vue imprenable de la côte de Fermanville à la grande rade de Cherbourg. La position est située à une distance de 500 mètres du rivage et à une altitude approximative de 73 mètres par rapport au niveau de la mer. Ces postes de direction de tir semblent être en excellent état de conservation et, de surcroît, l'un d'eux possède encore ses portes blindées. Il n'a pas été possible de visiter l'autre.

CHAZETTE Alain, Le mur de l’Atlantique en Normandie, Bayeux, Editions Heimdal, 2000, page(s) : 264
Le site est localisé en bord de mer sur les hauteurs du territoire de la commune de Digosville, au lieu-dit "le fort des roches". A noter qu'on parle aussi du "fort de Bretteville le haut", mais cette ancienne position française est bien située sur la commune de Digosville. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC en Mars 2017 sur la base d'une image aérienne. La mairie a été contactée au sujet d'éventuelles destructions d'ouvrages sur son territoire. Un document concernant ce site a été scanné au SHD de Cherbourg. ( Classement des ouvrages : SHD 1977-03.29 P1070263 et P1070264). Un dossier iconographique a été réalisé sur l'ensemble des éléments composant ce site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Nom du site : Fort de roches |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : Leitstand |
| Descripteur : Poste de direction de tir |
Voir fiche descriptif site. Il convient d'ajouter qu'un parement en pierres a été effectué sur le poste d'observation de niveau inférieur.

| Nom du site : La lande du vieux Bosc |
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : DIGOSVILLE |
Ce site dont le numéro de code aurait été le Wn 490 doit être considéré comme faisant partie aussi bien du dispositif des défenses côtières de Cherbourg que terrestres construites pour protéger cette dernière d'une attaque venant du Sud, autrement dit qui aurait pris la Festung à revers. La date de sa réalisation est également inconnue mais doit être logiquement tardive. Trois ouvrages en constituaient l'ossature : un Ringstand 1694 pour pièce antichar de 50 mm et deux Tobrouk du type BF58c. Il n'a pas été possible de trouver une soute ou un abri pour le personnel à proximité de ces trois constructions. Cela ne signifie pas pour autant que de tels abris n'existent pas ou qu'ils n'ont jamais existé...

Le site est localisé à l'intérieur des terres sur la commune de Digosville et à une hauteur approximative de 123 mètres par rapport au niveau de la mer. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC le 26/07/2017. La mairie a été contactée au sujet d'éventuelles destructions d'ouvrages sur son territoire. Les propriétaires ont été questionnés sur la présence des ouvrages sur leur terrain. Un dossier iconographique a été réalisé sur l'ensemble des éléments composant ce site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Nom du site : La lande du vieux Bosc |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : Tobrouk |
| Typologie : BF58c |
| Descripteur : Élément de défense rapprochée |
Tobrouk du type BF58c pour mitrailleuse ou arme automatique. cet ouvrage situé en bord de route a été entièrement comblé pour des raisons de sécurité. Il est donc difficile d'en connaître l'état de conservation.

| Nom du site : La lande du vieux Bosc |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : Ringstand |
| Typologie : 1694 |
| Descripteur : Encuvement d’artillerie |
Ringstand type 1694 pour canon de 5 cm KwK L/60. L'ouvrage sert désormais de mare pour poissons rouges.

| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : DIGOSVILLE |
Selon la carte allemande du début de l'année 1944 (désignant tous les Wn, Stp, et batteries côtières allemands dans la région), le Wn.514 était une position occupée par la Luftwaffe. Le plan GSGS (carte réalisée avant le Débarquement par les Alliés et décrivant les positions allemandes secteur par secteur) semble montrer une position de Flak installée à cet endroit. Cependant, les symboles qui sont censés la décrire ne sont pas très probants. L'interprétation que les spécialistes du renseignement aérien font de ce site repose sur un projecteur, deux abris bétonnés, une mitrailleuse dans un emplacement à ciel ouvert, divers éléments de défense rapprochée d'infanterie, un réseau de barbelés. On peut penser qu'un projecteur aurait nécessité un générateur d'électricité. Quant à la mitrailleuse, elle aurait pu être une arme antiaérienne de plus gros calibre. Une photo aérienne prise pendant la guerre permet effectivement d'entrevoir des ouvrages protégés par un réseau de barbelés (cliché NARA). Si ce périmètre est bien visible, il demeure impossible de distinguer le ou les éléments présents à l'époque. On se risquera à imaginer que les Allemands ont installé sur ces hauteurs l'une de leurs nombreuses batteries de Flak qui défendaient les alentours de Cherbourg ou encore qu'il s'agissait de l'implantation d'un seul et unique projecteur. Quoi qu'il en soit, il n'y aurait eu à la Baquesnerie qu'une pièce de 20 mm ou de 37 mm abritée dans un encuvement non bétonné et de forme certainement hexagonale. Tout cela demeure hypothétique et l'ensemble de ces ouvrages a été détruit à une date indéterminée dans l'immédiat après-guerre. Après une visite sur le terrain, il est désormais possible d'affirmer que le Wn.514 n'est plus constitué que d'un seul ouvrage. Il s'agirait d'une niche à munitions qui ressemble à s'y méprendre par sa forme à celles dénommées "niches à chien" et que l'on trouvait en grand nombre dans le Nord Cotentin. Ce type de soute se révèle néanmoins plus grand et plus massif. Celle de Digosville est comparable à celles trouvées sur les hauteurs de la Glacerie (voir 50203_LA GLACERIE_S001) et elle se révèle assez rare (quatre inventoriées à ce jour dans la Manche). On ignore la date de sa construction et sa réelle destination originelle.

Le site est localisé sur le territoire de la commune de Digosville. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC sur photo aérienne en janvier 2022. La commune a été contactée pour savoir si des ouvrages seraient toujours présents sur site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Abri pour projecteur |
Le plan GSGS du site (carte réalisée avant le Débarquement par les Alliés et décrivant les positions allemandes secteur par secteur) montre un projecteur. On peut également penser qu'un équipement de ce genre aurait nécessité un générateur d'électricité.
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Obstacle en élévation |
L'emplacement de ce réseau de barbelés est bien visible sur la photo aérienne.
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
Le plan GSGS du site (carte réalisée avant le Débarquement par les Alliés et décrivant les positions allemandes secteur par secteur) montre deux abris bétonnés. On les discerne très difficilement sur la photo aérienne. Quant à prétendre qu'ils étaient bétonnés, c'est pure spéculation...
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
Le plan GSGS du site (carte réalisée avant le Débarquement par les Alliés et décrivant les positions allemandes secteur par secteur) montre deux abris bétonnés. On les discerne très difficilement sur la photo aérienne. Quant à prétendre qu'ils étaient bétonnés, c'est pure spéculation...
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Route |
On discerne assez nettement une route sur la photo aérienne.
| Nom du site : La Baquesnerie |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Abri de stockage (munitions) |
Il s'agirait d'une niche à munitions qui ressemble à s'y méprendre par sa forme à celles dénommées "niches à chien" et que l'on trouvait en grand nombre dans le Nord Cotentin. Ce type de soute se révèle néanmoins plus plus grande et plus massive. On ne la voyait sur aucune la photo aérienne.

| Type de site : 1 - Cantonnement et administration | Commune : DIGOSVILLE |
Les photos aériennes d'août 1947 trouvées sur Géoportail nous indiquent la présence dans le passé d'un grand camp américain sur le territoire de la commune de Digosville. Même si ce passé n'est pas si ancien que cela en 1947, il demeure cependant difficile de préciser la nature de ce camp. S'agissait-il d'un hôpital de campagne de l'armée américaine (comme certains le prétendent) ou encore d'un camp pour les diverses unités en charge des opérations logistiques sur le port de Cherbourg ? Ce qui semble certain, c'est que ce camp a cessé d'exister à la fin janvier 1946, ce qui paraît bien tardif pour un hôpital de campagne situé dans ce secteur. On sait qu'un dépôt d'ordures (sans doute celui du camp) attirait les convoitises de certains civils. La tentative de récupération par ces derniers de légumes ou des produits de consommation courants jetés par les Américains s'accompagnait parfois de reproches à leur égard. Ainsi, dans la nuit du 17 au 18 septembre 1945, des soldats américains se débarrassent d’une grande quantité de savons sur le susdit dépôt d’ordures de Digosville. Afin de les rendre inutilisables par les autochtones, les GI’s déversent de l’essence et mettent le feu (Archives Départementales de la Manche, Sous-série 1012W. Rapport des renseignements généraux de Coutances en date du 18 septembre 1945). C'est grâce à un article paru dans La Presse Cherbourgeoise que l'on connaît la date à laquelle le camp américain de Digosville a "fermé ses portes". Lorsqu'à la fin du mois de janvier 1946, les Américains quittent définitivement les lieux, ils font montre de courtoisie en donnant du matériel et du mobilier aux villageois. Á leur grand dam, les autorités françaises leur reprennent le tout et poursuivent les personnes trouvées en possession de ces biens pour pillage ou recel. Le mobilier récupéré dans ces conditions est ensuite brûlé sur le terrain même de l’ancien camp américain (Article paru dans La Presse Cherbourgeoise du 25 février 1946. Bibliothèque municipale de Caen, microfilms, Per 26 MCF). Aucun élément n'a été enregistré dans cette fiche et seul le périmètre global du camp est représenté sur le plan de ce site.
Le site est localisé sur le territoire de la commune de Digosville. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC sur photo aérienne en février 2022. La commune a été contactée pour savoir si des ouvrages seraient toujours présents sur site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Nom du site : La Rade |
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : DIGOSVILLE |
Le Wn 429 est situé sur la commune de Digosville (numérotation incertaine). Il représentait l'un des maillons de la ligne de fortifications érigée par les Allemands pour encager la forteresse de Cherbourg au sein d'un dispositif de défense plus ou moins élaboré. Le site est à peine perceptible de nos jours et il nous a semblé bon de ne considérer que le périmètre dans lequel il aurait été situé. En effet, les ouvrages ont presque totalement disparu ou, en tout cas, ne sont plus guère géolocalisables.
Le site est localisé sur le territoire de la commune de Digosville. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC en juin 2022. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : |
Ce site dont le numéro de code aurait été Wn 489 doit être considéré comme faisant partie du dispositif des défenses de Cherbourg, aussi bien côtières que terrestres. Ce modeste point d'appui aurait été réalisé pour protéger cette dernière d'une attaque venant du Sud, autrement dit qui aurait pris la Festung à revers. La date de sa réalisation est inconnue mais doit être logiquement tardive. Deux ouvrages visibles sur photo aérienne en constituent l'ossature : un Tobrouk du type BF58c et une courte tranchée en permettant l'accès. Ces ouvrages situés en bord de route ont été entièrement comblés. Il est donc impossible d'apprécier l'état général de conservation de ce Tobrouk. Cela ne signifie pas non plus que d'autres ouvrages n'ont pas existé par le passé. A cet égard, la carte GSGS alliée montre l'existence de deux emplacements distincts de tir.
Le site est localisé sur le territoire de la commune de Digosville. Un relevé topographique de ce site a été réalisé sur image aérienne par la DRAC en mars 2023. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Type de site : Position de tir |
| Nom codifié d'origine : Tobrouk |
| Typologie : Bf.58c |
| Descripteur : Élément de défense rapprochée |
Tobrouk du type BF.58c pour mitrailleuse ou arme automatique. Cet ouvrage situé en bord de route a été entièrement comblé. Il est donc impossible d'affirmer quoi que ce soit sur son état général. On ne peut le voir que sur une image aérienne prise pendant la guerre.
| Type de site : Position de tir |
| Descripteur : Tranchée ouverte |
Une courte tranchée permettait l'accès du Tobrouk du type BF58c pour mitrailleuse ou arme automatique.