| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne | Commune : QUERQUEVILLE |
L'aérodrome de Querqueville a tout d'abord été un terrain d'aviation de la Marine nationale française (l'aéronavale y testait ses hydravions). Après la défaite de Juin 1940, la Luftwaffe s'implante sur ce site qui connaît une certaine effervescence pendant la Bataille d'Angleterre, une escadrille de chasseurs ME 109 étant basée là. A compter de Juillet 1940, l'aérodrome est désigné Fl.H.Kdtr. E8/VII (Fliegerhorst Komandantur), puis C30/XII à compter de Janvier 43. Les plans dressés par les stratèges allemands se heurtent à la résistance opiniâtre de la Royal Air Force et la susdite bataille prend fin en Mai 1941. Le terrain d'aviation est dès lors progressivement abandonné par les Allemands jusqu'à la libération de Cherbourg à la fin Juin 1944. Les Américains, à leur tour, s'approprient ce terrain d'aviation qui devient le A-23 C. Nous n'avons retrouvé que des vestiges allemands et cette fiche ne concerne que ces ouvrages construits pendant l'Occupation (un "mélange des genres" ne serait pas possible au sein d'une même fiche). Une photo aérienne prise par l'USAAF le 22 Juin 1944 montre très distinctement les six hangars en T capables d'accueillir un chasseur ainsi que de nombreux baraquements ou bâtiments techniques. Tous ces ouvrages ont totalement disparu dans l'après-guerre sous la pression de l'urbanisation, à l'exception du sol en béton du hangar en T numéro 6. Il est d'ailleurs fort probable que certains baraquements légers ont été démantelés dans les mois qui ont suivi la libération de Cherbourg. A proximité de ce même hangar numéro 6, il a été possible de retrouver un bunker qui aurait pu être un grand atelier ou plus certainement un garage pour stocker un canon (une maison est en partie construite sur son toit). A quelques mètres de là, on trouve d'ailleurs une soute à munitions de type Regelbau 134. On pouvait s'interroger sur la raison de leur présence à cet endroit, leur construction étant de surcroît postérieure à Mai 1941. Peut-être les Allemands avaient-ils construit un blockhaus de ce genre pour stocker des munitions nécessaires à armer leurs appareils ? La solution nous a été apportée grâce à un plan émanant du SHD et à une carte allemande qui codifie ce périmètre sous la numérotation Wn 221c. Il s'agissait en réalité de l'un des points d'appui construits en périphérie de l'aérodrome. Comme il a été dit précédemment, il ne reste rien des infrastructures réalisées par les Américains à la Libération et cette fiche ne concerne que les ouvrages allemands. Un historique du terrain d'aviation A-23 C nous apparaît cependant nécessaire. L’aménagement de cet aérodrome d’avant-guerre a été entrepris par le 850e bataillon du Génie, cela à compter du 30 juin 1944, seulement trois jours après la capture de Cherbourg. Dès le 27 juin, cette unité avait commencé la réhabilitation de l’aérodrome de Maupertus, que les Allemands avaient utilisé pendant l’Occupation et fortement endommagé avant l’arrivée des Américains. Celui de Querqueville nécessitait également d’importants aménagements, puisqu’il était miné et creusé de fossés. Il fut donc remis en état, la piste originelle longue de 905 mètres étant allongée pour atteindre 1 400 mètres. Lors de ces travaux d’extension, le Génie américain ne s’embarrassa guère des immeubles qui jouxtaient la piste existante: les sapeurs dynamitèrent la ferme des Marais, qui datait du XVIe siècle. Ils ne s’arrêtèrent pas là dans leur œuvre de destruction puisqu’ils rasèrent en prime les villas du bord de mer, au grand dam, cela va sans dire, de leurs malheureux propriétaires. Ici comme ailleurs, les civils vivant à proximité de l’aérodrome furent étonnés de la rapidité avec laquelle l’ensemble du chantier fut mené à bien. La plupart des Querquevillais n’avaient jamais vu un tel déploiement d’engins de terrassement, avec le vrombissement des Bulldozers et autres Scrapers, auquel succéderait bientôt celui des appareils. De jour comme de nuit, les unités de sapeurs se relayaient, le camp étant même éclairé nuitamment par de l’essence que l’on faisait brûler dans d’énormes bonbonnes. Finalement, les sapeurs disposèrent les fameuses plaques en acier percées sur toute la longueur de la piste, le reste du terrain ayant pour revêtement le non moins fameux grillage à mailles carrées d’origine britannique. Le 16 juillet 1944, un premier effectif de 1 300 hommes de l’U.S. Air Force, et plus précisément du 302nd Transport Wing, une unité spécialisée dans le transport aérien, rejoignit Querqueville, où un important dépôt pour l’aviation avait été créé. Le 8 août 1944, l’aérodrome de Querqueville devint enfin opérationnel de manière officielle, sous la dénomination A-23C. Jusqu’à la fin de la guerre, cet aérodrome remplira de nombreuses missions, à commencer par l’évacuation des blessés graves vers l’Angleterre. La piste étant prévue pour des appareils lourds, essentiellement des Douglas « Dakota » C 47, ce sont toutes les tâches afférentes au transport de matériel et d’hommes qui occuperont les personnels de la base. Á compter du 26 août 1944, une navette entre le Nord Cotentin et Paris permettra aux officiers américains de faire ce trajet dans les meilleurs délais. Le même type de navette sera créé entre Querqueville et Londres avec un minimum de trois vols par jour, les rotations dépendant des conditions météorologiques. De grandes quantités de courrier adressé aux soldats du corps expéditionnaire transiteront également par cet aérodrome. Les Dakota transporteront toutes sortes de matériels légers dont les unités sur le front ont un besoin urgent, des pièces mécaniques au plasma des hôpitaux militaires de campagne. Cependant, l’heure de gloire de l’aérodrome de Querqueville, et en même temps sa plus grande contribution à la libération du territoire français, intervient dans la première quinzaine du mois de septembre 1944. Á cette époque, sur la carte des opérations, la IIIe Armée américaine du lieutenant-général George S. Patton boute les troupes allemandes hors de la contrée bretonne. Le Pipe Line Pluto n’étant pas encore opérationnel, les blindés du bouillant général de cavalerie vienne à manquer « désespérément » du précieux carburant dont les véhicules blindés sont tributaires. Pendant une période de cinq jours, entre 300 et 350 navires accostent chaque jour à Querqueville pour soutenir l’offensive de Patton. L’essence est ensuite contingentée dans des fûts à partir du terminal pétrolier de Querqueville, fûts qui sont enfin transbordés dans les Dakota. Chaque appareil a une capacité d’emport de 850 gallons, ce qui correspond approximativement à 3 217 litres d’essence. Dans l’intervalle de ces cinq jours, pas moins de 4 731 250 tonnes de carburant sont convoyés par les airs de l’aérodrome du Nord Cotentin jusqu’en Bretagne. Tous les appareils disponibles sont mis à contribution, les équipages effectuant plusieurs allers-retours par jour. On voit également des C-47 qui décollent d’Angleterre, se posent pour remplir leurs réservoirs à Querqueville, et repartent dans la foulée ravitailler en essence les divisions blindées de Patton. Quelques chiffres concernant cette noria époustouflante : les 8 et 9 septembre 1944, 120 appareils transportant des fûts d’essence décollent en boucle de Querqueville, avant de se poser au plus près des divisions de pointe de la IIIe Armée américaine. L’aérodrome a par ailleurs une utilité pour le transport de troupes. Des unités entières sont embarquées à bord d’importantes formations qui les transportent sur les lieux de leur affectation dans les territoires libérés. Ainsi, le 11 septembre 1944, 91 Dakota décollent de Querqueville avec à leur bord le 877e bataillon du Génie de l’Air, ces sapeurs étant appelés à réaliser de nouveaux aérodromes dans des zones de l’avant. Enfin, en Décembre 1944, l'aéroport va participer au rapatriement sanitaire vers l'Angleterre de milliers de soldats américains blessés sur le front.
Le site est localisé en bord de mer de la commune de Querqueville dans une zone militaire appartenant à la Marine nationale (l'école des fourriers de la Marine). Un relevé topographique de ce site a été réalisé par l'INRAP en juin 2020 sur images satellites. La mairie a été contactée au sujet d'éventuelles destructions d'ouvrages sur son territoire. Un dossier iconographique a été réalisé sur l'ensemble des éléments composant ce site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été totalement détruit.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été totalement détruit.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été totalement détruit.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été totalement détruit.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été totalement détruit.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Atelier de maintenance |
Ce hangar pouvait accueillir un chasseur ou un petit avion de reconnaissance (abri et maintenance). Son architecture est caractéristique avec une première grande pièce pour loger la partie avant de la carlingue et les ailes, une seconde plus petite située en arrière pour la queue de l'appareil. On en trouve très peu de nos jours en France qui soient encore visibles. Celui-ci a été presque totalement détruit. Il ne reste que la chape de béton au sol qui épouse la forme très caractéristique de l'ouvrage.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Route |
Pistes reliant les hangars et bâtiments allemands entre eux.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.
| Nom du site : Ecole des fourriers |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
. On discerne clairement sur le cliché du 22 Juin 1944 un ensemble des baraquement, certains semblent avoir déjà été en partie démantelés à cette date. Il n'es reste rien de visible depuis la fin de la guerre et leur destination originelle reste inconnue. Tous ont été totalement détruits.