| Nom du site : Fort de Chavagnac |
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : QUERQUEVILLE |
Le Wn.220 (widerstandsnest 220 ou nid de résistance n°220) a été implanté par la Heer, l'armée de terre allemande (le site en réalité était mixte réunissant les trois armes), sur la dalle de couverture du fort de Chavagnac à Querqueville. Les ouvrages qui le composaient ont été construits par les Allemands à une date indéterminée, sans doute dans les premiers mois de l'Occupation. En effet, le Wn.220 fut dédié dès l'origine à la défense antiaérienne du port de Cherbourg ainsi qu'à celle de l'aérodrome de Querqueville qui se trouve un peu plus à l'ouest en bord de côte. Ainsi, ce fort français construit au IXXème siècle est devenu entre 1940 et 1944 le support d'une position légère de Flak, particulièrement bien située pour assurer la protection des installations militaires allemandes de Cherbourg et de Querqueville. Les nombreux raids aériens entrepris par la RAF à l'encontre du port et de ses infrastructures dès le début de la guerre se sont de fait heurtés à ces îlots défensifs dont la région était hérissée. C'est aussi par sa situation très particulière que ce site pouvait apparaître remarquable: si nombre de batteries antiaériennes furent implantées sur le pourtour maritime de Cherbourg et en particulier sur ses hauteurs, on est (ou plutôt était) ici en présence d'une deuxième ligne de feu de ce dispositif de protection en profondeur. Certes, d'autres forts de la Grande rade ont connu pareil changement de destination pendant cette période. Des photos prises par le Signal Corps américain à l'issue de la bataille pour la prise de Cherbourg en Juin 1944 en attestent. C'est en comparant ces photos avec des prises de vue aériennes plus récentes que l'on peut affirmer que le Wn.220 était resté intact, tout du moins jusqu'en Janvier 2018, date à laquelle des travaux de destruction des ouvrages situés sur le coffre ont été entrepris. Et ce qui a été dit précédemment souligne les mesures qu'il aurait fallu mettre en œuvre pour préserver l'intégrité de l'édifice. En effet, il est désormais plus délicat d'apprécier le nombre et la nature des ouvrages réalisés sur la plate forme extérieure du fort, un inventaire exhaustif n'ayant pu être mené avant la démolition de tout ou partie du site (jamais visité au demeurant). Néanmoins, les susdites photos aériennes permettent d'identifier la présence d'encuvements pour pièce de Flak et surtout d'un vaste encuvement pour projecteur construit en parpaings Stein. A notre connaissance, c'était le seul ouvrage de ce genre en Basse-Normandie (on ignore en tout cas s'il en existe de semblable ailleurs). Par ailleurs, il est certain que le susdit coffre a fait l'objet d'aménagements par les autorités militaires françaises bien avant la Seconde Guerre mondiale (encuvements pour pièces d'artillerie et abris). A l'instar des autres forts de la Grande rade de Cherbourg, les Allemands ont réutilisé les superstructures de celui de Chavagnac en les modifiant si nécessaire. Cela ne facilite en rien l'étude de ce site comme des autres en sachant que seuls les ouvrages construits pendant ce conflit sont éligibles à cet inventaire. Un rapport de l'armée américaine rédigé après la prise de Cherbourg ("Comparison of existing armament to that reported by pre-invasion intelligence") fait allusion à la présence sur le coffre du fort de 4 vieux canons français de 194 mm (modèle 1876), de quatre canons antiaériens de 20 mm, enfin d'un projecteur de 150 mm. On peut donc considérer qu'il s'agissait là de l'armement du fort de Chavagnac fin Juin 1944. En guise de conclusion, on comprendra au regard de ses caractéristiques que le Wn.220 représentait un maillon essentiel pour la compréhension du système défensif mis en place par les Allemands en périphérie du port en eau profonde de Cherbourg. Aussi l'importance historique et patrimoniale que revêtait cette position de Flak avant Janvier 2018 apparaît désormais à l'aune des conséquences de sa destruction.

Le site est localisé sur l'espace maritime et fait partie de la Grande rade de Cherbourg. Un relevé topographique de ce site a été réalisé par la DRAC sur image aérienne en Septembre 2020. Le propriétaire a été contacté au sujet d'éventuelles destructions d'ouvrages sur son sol. Un dossier iconographique a été réalisé sur l'ensemble des éléments composant ce site. Aucune protection de ce site n'a été mise en place à la date de la réalisation de cette fiche. Cet inventaire n'est pas exhaustif car le fort n'a jamais été visité.
| Nom du site : Fort de Chavagnac |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : SonderKonstruktion |
| Descripteur : Abri pour projecteur |
Encuvement pour projecteur construit en parpaings Stein. A notre connaissance, c'était le seul ouvrage de ce genre en Basse-Normandie (on ignore en tout cas s'il en existe de semblable ailleurs). Il a été détruit en Février 2018 sous prétexte de dangerosité de l'ouvrage.


| Nom du site : Fort de Chavagnac |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : SonderKonstruktion |
| Descripteur : Encuvement d’artillerie |
Petit encuvement pour pièce de Flak 20 mm ou encore poste d'observation. Il a été détruit en Février 2018 sous prétexte de dangerosité de l'ouvrage.

| Nom du site : Fort de Chavagnac |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : SonderKonstruktion |
| Descripteur : Autre |
Petit abri non couvert dont la destination originelle nous est inconnue. L'ouvrage semble trop exigu pour abriter une pièce de Flak. Il a été détruit en Février 2018 sous prétexte de dangerosité de l'ouvrage.

| Nom du site : Fort de Chavagnac |
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Nom codifié d'origine : SonderKonstruktion |
| Descripteur : Encuvement d’artillerie |
Petit encuvement pour pièce de Flak 20 mm. Il s'agit à l'origine d'une construction française aménagée par les Allemands pour abriter un canon antiaérien. On ignore s'il a été détruit ou pas.
