| Nom du site : A-15 |
| Type de site : 1 - Infrastructure aérienne | Commune : |
La période de la Libération : le 29 juin 1944, atterrissage des premiers appareils alliés sur le terrain allemand tandis que le Génie de l'Air américain s’emploie à créer deux pistes en plaques PSP. Le terrain d'aviation porte désormais le nom de code A-15 et la longueur des pistes est de 1600 mètres pour l'une et de 2000 mètres pour l'autre. Après avoir arasé quelques habitations déjà endommagées par les combats, l'USAAF ouvre donc une seconde piste d'envol axée Nord-Sud. En attestent les travaux de terrassement légers bien visibles sur les photos aériennes de l'époque (tracé en X classique de certaines bases aériennes américaines). De Juillet à septembre 1944, trois unités de l’USAAF seront basées sur l’aérodrome : le 363rd Fighter Group équipé du P-51 Mustang, le 422nd NFS équipé du chasseur lourd bimoteur P-61 Black Widow et enfin le 387th BG équipé du B-26 Marauder. On note également la présence d'un Squadron de chasse de nuit de la RAF, le 604 Sqn sur Mosquito. L’aérodrome voit aussi débarquer de nombreuses personnalités durant cette période, notamment le général de Gaule, le 20 août 1944, en provenance directe d’Alger. A l'automne-hiver 1944 , l'aérodrome accueille principalement des vols cargo sur Douglas C-47, le terrain est difficilement praticable et extrêmement boueux, ce qui occasionne quelques accidents. Le 30 décembre 1944, l'aérodrome est restitué à la France par les autorités militaires américaines. A la suite des travaux entrepris par les Américains, il est vraisemblable qu'en 1945 l'Armée de l'Air française a souhaité pérenniser la nouvelle piste Nord-Sud. Selon quelques vieux Gonnevillais, ce projet d'agrandissement n'a jamais abouti, au grand soulagement des habitants du Hamel ès Ronches qui voyaient déjà les maisons de ce petit hameau rasées par les bulldozers.
Géolocalisation réalisée en avril 2023 par l'INRAP sur photo aérienne.