| Type de site : 1 - Hébergement collectif civil | Commune : COLOMBELLES |
Un baraquement en bois se trouvait à cet emplacement jusqu'en 2019, date à laquelle il a été détruit. D'après le maire de l'époque, il s'agissait d'un baraquement d'urgence en bois datant de l'immédiat après-guerre. Colombelles a beaucoup souffert des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, notamment de part sa proximité avec la Société Métallurgique de Normandie qui était régulièrement visée et qui a subi de très lourds dégâts. Tout un quartier de maisons préfabriquées d'origine suédoises voit le jour au nord du village à partir de 1946 afin de reloger les habitants : une grande partie sont encore habitées et entretenues aujourd'hui (rue de Stockholm, rue de Suède, rue de Kiruna).
| Type de site : 1 - Hébergement collectif civil |
| Descripteur : Bâtiment d’urgence |
Voir fiche site.
| Type de site : 1 - Position de tir | Commune : |
Ce site correspond à un ouvrage bétonné assez important, situé à l’emplacement des pavillons d’entrée de la Société Métallurgique de Normandie. Il était relié à une tranchée permettant d'y accéder depuis l'est. Il est toujours présent aujourd'hui bien que peu visible depuis la rue. Il n’a pas pu être visité.
| Type de site : 5 - Indéterminé |
| Descripteur : Abri (indéterminé) |
Bunker en béton de forme rectangulaire, mesurant environ 12m par 4m de large. On y accédait par une tranchée en zigzag accessible depuis l'est. Il était dissimulé derrière le pavillon de l'entrée de la Société Métallurgique de Normandie, contrôlée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. La tranchée a été rapidement remblayée après guerre mais le bunker n'a jamais été détruit. Il n'a pas pu être visité dans le cadre de ce programme de recherche.
| Type de site : 1 - Position de tir |
| Descripteur : Tranchée ouverte |
Tranchée formant un V et permettant d'accéder au bunker tout en restant protégé. Elle est rapidement remblayée après la guerre.
| Type de site : 1 - Hébergement collectif civil | Commune : | Lieu-dit : Cimetière |
Par Laurent Dujardin. A partir de 1983, une étude de l’exploitation de la pierre à bâtir à Caen et en Normandie a été entreprise. La période couverte allait de l’époque médiévale à la fin de l’époque moderne mais il fallait aussi prendre en compte les travaux plus récents afin de repérer et d’étudier les plus anciens. La recherche archivistique et les investigations archéologiques ont été menées en parallèle sans privilégier l’une ou l’autre tout en les faisant interférer au maximum. La démarche archéologique a consisté à visiter et à observer en détail les sites souterrains pour tenter d’établir des chronologies et définir des marqueurs chronologiques. Des suivis de travaux souterrains et quelques sondages ont apporté des informations complémentaires. Au cours des nombreuses visites, des traces liées au second conflit mondial ont été repérées dans l’agglomération caennaise et ailleurs en Normandie. Jusque 2005 environ, ces observations ont été considérées comme secondaires mais non diffusées pour éviter d’attirer les pillards. Par la suite, un travail spécifiquement orienté vers les civils sous terre a été commencé, sans fouille et sans prélèvement. Un des intérêts de l’étude archéologique des sites à réfugiés est de permettre l’apprentissage de l’identification des traces spécifiquement liées à juin et juillet 1944. Cela permet d’émettre des hypothèses d’occupation de petits sites non inventoriés et non documentés comme la glacière de Lebisey. Il s’agit aussi de pouvoir faire la différence entre les déchets que l’on trouve souvent sous terre et ceux liés à l’histoire de la libération de la Normandie. Cette petite carrière a été découverte au cours de l’été 2013, lors de la formation d’un effondrement dans le cimetière près du caveau de la famille Monin, juste sous un regard récent fonctionnant en puisard absorbant l’eau pluviale venant du parvis et des gouttières de l’église Saint-Martin. Installer un puisard au milieu de tombes reste une idée curieuse. La cavité est une portion de carrière souterraine creusée dans un calcaire très gélifracté qui n’a pu fournir que du moellon. La superficie des vides visitables est située entre 30 à 40 m2 ; la profondeur est d’environ 5 m. La hauteur avoisine les 2 m selon les endroits. La hauteur initiale devait varier entre 2 et 2,5 m. Le creusement est probablement situé entre le XIVe et le XVIe s. mais il n’y a pas d’argument scientifique autre que l’impression laissée par l’observation des lieux. La roche exploitée est la base du Calcaire de Creully juste au dessus du Calcaire de Caen. L’accès initial était au nord (présence d’un fontis avec des apports extérieurs), dans la direction du château voisin et un autre fontis est visible à l’est. Ces deux effondrements ont fonctionné en dépotoir depuis une date inconnue jusqu’au milieu du XXe siècle au vu des déchets en surface. Mobilier archéologique en surface : quelques déchets XXe s. arrivés par les fontis. Tessons de porcelaine, de céramique, vaisselle en fer émaillé. Présence d’un muret en briques ne semblant pas très anciennes. Pas d’inscriptions. Utilisation en refuge en 1944 très probable (quelques objets typiques : peigne, brosse à dent, couverts, os de volaille, vaisselle). Le sol portait également la couche caractéristique, mince et brunâtre, que l’on rencontre dans tous les sites à réfugiés. L’intérêt des lieux est de constituer un exemple d’une cavité probablement utilisée par des civils en juin et juillet 44 de manière continue ou non et totalement dépourvue d’information.


Photos : Laurent Dujardin